Dans une correspondance, le député national Jean Claude Draza Atsule, élu de la circonscription électorale d’Aru a adressé une question écrite à Son Excellence Madame le Ministre Nationale de la Justice et garde des Sceaux. Ce parlementaire sollicite un contrôle parlementaire sur la gestion des différentes prisons de la province de l’Ituri.
La loi a-t-elle été respectée ?
« Cette lettre est conformément aux dispositions des articles 138 de la constitution et 168, 169, 170 et 171 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, raison pour laquelle nous avons adressé une question écrite pour l’éclaircissement sur les conditions carcérales des pensionnaires de la prison centrale d’Aru », fait savoir Draza Atsule
Dans cette lettre dont une copie est parvenue à la rédaction de aruinformation.com, ce vendredi 18 février 2022,Jean Claude Draza a renchérit,
« Étant donné que les
conditions de vie des pensionnaires de ladite prison se sont fortement détériorées et l’on enregistre sur la seule période de janvier à février 2022, plus de 9 décès et plusieurs cas de malnutrition de suite d’une mauvaise prise en charge, »
À lui de poursuivre que « Tout en remerciant les efforts fournis pour la tenue des audiences foraines ayant abouti à la libération de plus de 30 détenus, nous voudrions obtenir de votre part des réponses sur les préoccupations suivantes: »
1. Quelle est l’enveloppe globale envoyée chaque trimestre par le gouvernement central en province de l’Ituri dans le cadre de la prise en charge des pensionnaires ?
2. Comment se présente la clé de répartition de ce montant ventilé par provinces et territoires sur l’ensemble du pays ?
3. Quel est le mécanisme de suivi mis en place par votre ministère en vue d’assurer un contrôle effectif de l’utilisation de ce fonds ?
4. Comment se présente le rapport de l’utilisation de ce fonds pour la province de l’Ituri sur le dernier trimestre de l’an
2021 ?, lit-on dans ce document du député national Jean Claude Draza Atsule.
Les locataires de la prison centrale d’Aru, vivent un calvaire depuis le début de 2022, lié notamment au manque de soins de santé, des lits, carence en eau potable et surtout en nourriture mais aussi la non organisation des procès des certains justiciables.
Cléopas MABANZO
