
Faradje, 14 février 2025, le pont Nzoro, situé sur la rivière du même nom, traversant la route Nationale 26 (RN26), a cédé sa dernière résistance la nuit du jeudi 13 février sous le poids d’un camion transportant des sacs des ciments. Cet incident met en lumière, une fois de plus, la fragilité des infrastructures routières dans la province du Haut-Uele, malgré la volonté du gouverneur de province à s’impliquer dans la réhabilitation des infrastructures routières.
L’effondrement du pont Nzoro est particulièrement préoccupant, car il constitue un axe stratégique entre les territoires de Faradje et Watsa, facilitant le transport des personnes et de leurs biens, notamment pour les activités minières et commerciales de la région.
Avec cet incident, la circulation locale se trouve fortement perturbée, freinant les échanges commerciaux et menaçant l’approvisionnement des zones enclavées. Face à cette situation, la société civile de Faradje exhorte les autorités à agir rapidement pour reconstruire ces infrastructures essentielles.
« Nous ne pouvons pas continuer à voir nos routes se détériorer sans réaction. Il est impératif que le gouvernement central et provincial prennent des mesures concrètes pour éviter un enclavement total du territoire », alerte un porte-parole de la société civile locale.
Jusqu’à présent, aucune annonce officielle n’a été faite concernant la reconstruction du pont Nzoro. Toutefois, la réhabilitation rapide du pont Kibali en 2024 laisse espérer une réaction similaire à cette nouvelle crise.
Un quatrième pont effondré en trois ans dans le Haut-Uele.
Le pont Nzoro rejoint la liste des infrastructures effondrées ces dernières années dans la province.
Le pont Bomokandi (RN26), territoire de Watsa) effondré le 15 septembre 2023 sous la surcharge de véhicules lourds.
Le pont Kibali (RN26, reliant Watsa à Durba, effondré le 25 février 2024 avant d’être réhabilité et rouvert à la circulation le 22 novembre 2024.
Le pont Embo (RN25), effondré le 20 décembre 2024 en raison de son mauvais état et de manque d’entretien.
La population et les acteurs économiques du Haut-Uele attendent désormais des engagements concrets pour garantir la pérennité des infrastructures routières, indispensables au développement de la province.
Il sied de signaler que ces derniers temps, tous ces camions commencent à fréquenter des routes de desserte agricole comme Kitambala-Zoro où les ponts sont construits en moins de 30 tonnes. Si les autorités ne prennent pas de mesures, ces derniers seront tous écroulés et laissant la population dans un calvaire, apprend-on à Aruinfos.com des sources concordantes.
BENJAMIN VITA