L’Union nationale de la presse du Congo monte au créneau face à la multiplication des cas d’usurpation du métier de journaliste dans le territoire d’Aru.
Dans une déclaration faite ce lundi 11 mai 2026 à la rédaction Aruinfos.com, le président de la sous-section de l’UNPC/Aru, Isaac Etsoni Ondoa, a dénoncé la création abusive de groupes WhatsApp, de chaînes numériques et de pages Facebook par des individus non qualifiés qui se présentent faussement comme journalistes.
Selon lui, plusieurs personnes utilisent les réseaux sociaux pour tromper l’opinion publique et tirer profit du nom de la presse sans aucune reconnaissance officielle ni formation professionnelle.
« Nous UNPC/ Aru dénonçons avec la plus grande fermeté l’existence d’un réseau de faux journalistes rapporteurs qui opère dans notre territoire et c’est pour cela que je tire la sonnette d’alarme face à certaines personnes qui créent abusivement des groupes WhatsApp, des comptes, pages Facebook et d’autres plateformes numériques pour se faire passer frauduleusement pour des journalistes professionnels sans qualification ni reconnaissance officielle. Ces individus utilisent de faux badges, des cartes de presse non reconnues et divers équipements dans le but de soutirer de l’argent aux autorités locales, aux opérateurs économiques et aux organisations sous prétexte de couverture médiatique alors qu’elles ne remplissent aucune condition professionnelle exigée par la loi », a dénoncé le président de l’UNPC/Aru.
Il a ajouté :
« Plus grave encore, ces personnes filment des maisons d’habitation, des agences de transport, des établissements privés tout comme publics pour diffuser ensuite des images et informations susceptibles de créer la panique au sein de la population alors que ces pratiques exposent abusivement la vie privée et la sécurité des autorités étatiques, des opérateurs économiques et des citoyens, en violation totale de l’éthique et de la déontologie de la profession de journaliste », a déclaré Isaac Etsoni Ondoa.
Face à cette situation, l’UNPC appelle la population, les autorités ainsi que les partenaires à plus de vigilance avant de collaborer avec certaines plateformes numériques se réclamant des médias :
« L’UNPC considère ces actes comme une grave atteinte à l’image de la presse du territoire d’Aru et une menace sérieuse contre la crédibilité des médias professionnels auprès de la population. En conséquence, nous appelons les autorités compétentes à identifier et interpeller tous les auteurs de ces actes frauduleux ainsi qu’à renforcer les contrôles des documents professionnels des journalistes avant tout entretien ou activité médiatique. Nous invitons également la population à faire preuve d’une grande vigilance en vérifiant systématiquement l’identité professionnelle et l’organe de presse des personnes se présentant comme journalistes avant toute collaboration ou déclaration officielle », a-t-il poursuivi.
Le président de l’UNPC/Aru a conclu en rappelant l’importance du professionnalisme dans l’exercice du métier :
« Il est important de distinguer les véritables journalistes des usurpateurs qui exploitent illégalement cette noble profession. Il est également important de rappeler que le journalisme est une profession réglementée qui exige compétence, responsabilité, éthique et respect strict des règles professionnelles. La prolifération des faux rapporteurs constitue un danger réel pour la liberté de la presse, la sécurité des journalistes professionnels et la stabilité sociale », a-t-il conclu.
Dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place importante dans la circulation de l’information, l’UNPC/Aru estime qu’il devient urgent de protéger la crédibilité du journalisme et de lutter contre les dérives susceptibles de fragiliser davantage la confiance du public envers les médias.
Cédrick Arnold
