
Le député provincial de l’Ituri Androa Nyakuni Jean tire la sonnette d’alarme face à la présence non encadrée des réfugiés Sud-Soudanais le long de la frontière dans la chefferie des Kakwa, en territoire d’Aru (RDC).
Dans une interview accordée à aruinfos.com, l’élu du peuple a exprimé ses vives préoccupations concernant la cohabitation non structurée entre les réfugiés et les populations locales. Selon lui, cette situation pourrait engendrer de problèmes sécuritaires et sociaux, compte tenu des antécédents liés à l’instabilité frontalière dans la région.
« Il est impératif que les autorités Congolaises, en collaboration avec la Commission nationale pour les réfugiés (CNR) et le HCR, prennent des mesures urgentes pour relocaliser ces réfugiés dans un site plus sécurisé, notamment, celui de Biringi », a déclaré Androa Nyakuni.
Ce dernier estime que le cantonnement dans un site aménagé permettrait non seulement de mieux encadrer ces réfugiés, mais aussi de renforcer la sécurité dans les zones frontalières, souvent marquées par des tensions.
Le territoire d’Aru accueille déjà plus de 10 mille réfugiés Sud-Soudanais ayant fui les conflits dans leur pays, selon le rapport de la commission nationale pour les réfugiés. La mise en place d’un mécanisme de cantonnement structuré reste, selon le député, une condition essentielle pour prévenir d’éventuelles crises humanitaires et sécuritaires.
Jonas ALORO