Le conflit foncier autour de la concession de la paroisse catholique d’Ariwara, en chefferie des Zaki, territoire d’Aru, (en Ituri) s’est de nouveau déclenché entre l’Eglise ainsi que les communautés Lamila et Nyoro. Ce conflit foncier a provoqué des violences commentaires dont la perte en vie humaine et le déguerpissement des occupants de cette concession.
Réagissant à cette situation, l’assistant social Jean-Claude Nduru pense qu’il est plus favorable que les parties prenantes recourent à la non-violence notamment par la recherche de la paix et le relèvement afin de faciliter la cohabitation, consolider la confiance.
« La première priorité est à la Paroisse de décider sur sa réhabilitation des logements et infrastructures proches ou lointains, d’écouter l’avis des communautés Lamila-Nyoro qui revendiquent. À l’Église de préparer le renforcement des municipalités en matière d’administration foncière à plus long terme. Une cohabitation et une pacifique enquête sur les terres et propriétés afin de cartographier les droits fonciers et mettre en compte les revendications des communautés lésées », a-t-il préconisé.
Pour cet assistant social, des réunions communautaires inclusives devraient être organisées pour la démarcation des limites terrestres entre Lamila et Nyoro.
« Des réunions communautaires impliquant les deux parties doivent être organisées pour confirmer valablement la volonté de vivre-ensemble. Grâce à ce processus, il est possible de préparer des pré-certificats d’occupation signés par les autorités. Ainsi marquer puis valider les limites des terres par les deux parties, les voisins, les témoins et les autorités locales. D’où leur signature protégera et avalisera les droits de propriété », a poursuivi Jean-Claude Nduru.
À lui d’ajouter que du début à la fin de ce processus pacifiste, « l’on doit former les leaders des parties litigieuses sur les notions aux droits fonciers y compris les critères communs sur lesquels la délivrance des certificats sera basée. La cartographie et la réhabilitation technique représentant autant d’étapes importantes vers la reconnaissance foncière complète confirmant la propriété l’égale », a martelé cet assistant social.
Il plaide enfin pour des poursuites judiciaires de tous les tireurs de ficelle impliqués de loin ou de près dans ce conflit foncier, côté Lamila-Nyoro et l’église Catholique.
En rappel, la justice qui a tranché l’affaire en faveur de la Paroisse Catholique d’Ariwara et avait ordonné le déguerpissement des occupants « illégaux » de cette concession. Ces derniers se sont retrouvés sans abris et ont cédé à la violence pour avoir droit à leurs terres ancestrales, la matinée du samedi 4 juin 2022. Parmi les dégâts, l’on déplore la mort de Benoît Kanda, originaire du village Nyoro et la destruction des infrastructures scolaires.
La rédaction
