Le député national Jean-Claude Draza peint un tableau sombre de la situation socio-sécuritaire qui prévaut dans le territoire d’Aru, au nord de la province de l’Ituri. Cet élu l’a fait au cours d’un point de presse qu’il a animé lundi 11 juillet dernier en commune rurale d’Aru.
Sur le plan social, Jean-Claude Draza est revenu sur les conflits fonciers qui gangrènent cette partie de la République Démocratique du Congo. Il a évoqué conflit des limites entre les chefferies des Kaliko-Omi (Aru) et Logo Lolia (Faradje). Lequel a fait des morts et des blessés. Il regrette que les autorités du Haut-Uélé ne semblent pas s’impliquer dans la gestion de cette affaire. Ce parlement a également cité le conflit de limites inter chefferies et de secteur des Ndo.
Par ailleurs, ce député national déplore les tracasseries routières dont seraient les auteurs, les agents de la Police de Circulation Routière (PCR). À l’en croire, ces derniers infligent aux passagers qui ne possèdent pas le permis de conduire des amandes transactionnelles exorbitantes. D’après lui, ces éléments devraient profiter pour sensibiliser les propriétaires des engins roulants sur la nécessité d’avoir le permis et la plaque d’immatriculation.
S’agissant de la situation sécuritaire, il Jean-Claude Draza Atsule fait remarquer une montée à flèche des banditismes caractérisés par des cas de vol.
« Ces bandits opèrent entre Ariwara et Aru, en Ituri et Durba, dans le Haut-Uélé. Ils se sont organisés à sorte que ceux de Aru appellent les amis d’Ariwara et de Durba pour opérer. Les biens volés à Ariwara sont vendus à Aru vice-versa. La police a arrêté certains d’entre eux, parmi lesquels ceux de Durba », a-t-il expliqué.
En ce qui concerne l’administration, l’élu du peuple fustige le faible taux de mécanisation des agents de l’État œuvrant en territoire d’Aru. Mais aussi le retard enregistré dans l’installation des intérimaires à travers le territoire.
Sur le plan économie, il dénonce la multiplicité des cas de tracasseries des certains services notamment le service de l’économie nationale.
« Le travail du service de l’économie est de contrôler si l’opérateur économique est en ordre avec les différentes taxations ou encore de contrôler si l’opérateur économique dispose le document nécessaire pour fonctionner. Nous étions désolés d’apprendre qu’à Ariwara, des agents de l’économie passent pour contrôler les documents. Du coup, il vous frappe d’une amande. Malheureusement ça ne se paye pas à la banque mais dans la main des individu », désavoue-t-il.
Du point de vue santé, il salue l’apport de fonds social de la République pour la construction des structures sanitaires pour des soins de santé primaires.
Toutefois, il indique que dans certains hôpitaux de références et centre de santé, les infirmiers ne sont pas pris en charge et le délabrement avancé des infrastructures sanitaires. À titre illustratif, il mentionne les hôpitaux de référence d’Adja, Laybo et de Biringi.
Dans le domaine de l’éducation, ce représentant du peuple se dit ravi de l’augmentation de nombre de l’école qui, d’après lui, est passé de 248 à 749 écoles mécanisées.
Enfin, parlant des infrastructures routières, il souligne qu’il y a aucune route de déserte agricole aménagée à l’intérieur de territoire d’Aru. JC Draza Atsule plaide ainsi pour la réhabilitation des routes dessertes agricoles.
Jacob Franck
