
Les producteurs du café dans la localité de Rodo 2 en chefferie des kakwa, territoire d’Aru en Ituri disent être en difficulté de la production et vente de café. Désolation exprimée dans un entretien à aruinfos.com le jeudi 27 décembre.
Dans cette partie de la province de l’Ituri, deux maux caractérisent les producteurs du café : certains disent être jetés dans l’oubliette par les agronomes de la chefferie et d’autres épinglent le manque de marché formel en passant par la baisse du prix de ce produit.
Pour Alege Indani, producteur de son état, le secteur de la production du café n’est pas encadré par les agronomes ou spécialistes en matière, mais aussi aucun congolais n’achète à un bon prix ce produit, faute de quoi, ils sont obligés de faire recours aux Sud soudanais qui achètent au moins à bon prix.
« Nous, les producteurs du café en chefferie des kakwa et plus particulièrement dans la localité de Rodo 2, nous éprouvons plusieurs difficultés, d’abord nous sommes abandonnés par les agronomes qui ne songent même pas à nous, pas de visites dans nos champs, en bref nous ne sommes pas encadrés par des spécialistes en matière », a-t-il expliqué avant de poursuivre : « Mais aussi, aucun Congolais n’achète à un bon prix le café, faute de quoi, nous sommes obligés de faire recours à nos frères sud soudanais qui achètent à un prix abordable. Par an, moi personnellement, je produis de 28 à 30 sacs, tout ceci, nos frères sud soudanais viennent acheter à la maison ou soit nous les amenons à la frontière. Nous demandons vraiment aux autorités compétentes de nous assister dans ce que nous sommes en train de faire », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, Monsieur Mabe propose l’ouverture d’un marché congolais d’achat du café pour pallier ce défi.
« Nous produisons du café en RDC, mais nous manquons le marché pour le vendre au pays, même les Sud soudanais qui achètent nos cafés, les prennent en crédit. Notre seule recommandation aux autorités locales, c’est de nous créer un marché dans cette partie de la république », a-t-il dit.
On retient qu’en chefferie des Kakwa, la culture du café se pratique dans plusieurs localités.
Patrick ETSEA