Dans une interview accordée à aruinformation.com ce mercredi 16 février 2022, le député provincial élu de Faradje et vice président de l’assemblée provinciale du Haut-Uélé, propose une sensibilisation et le dialogue entre la chefferie des Kaliko-Omi et Logo Lolia, à la limite entre les territoires d’Aru et Faradje, situés respectivement dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé.
Pour lui, la question de conflit de limite n’est pas seulement à Faradje, c’est presque sur l’ensemble de la province du Haut-Uélé. Avec la création de nouvelles provinces, aujourd’hui nous vivons presque des conflits avec toutes nos limites sauf avec le Bas-Uélé et la frontière avec le Soudan du Sud mais des conflits avec la province de la Tshopo vers Bafwasende, avec l’Ituri vers Niania et en même temps avec le territoire de Faradje.
Que faire en tant qu’un élu du peuple ?
« Au niveau provincial, les dispositions sont prises afin que nos habitants qui vivent vers les limites des frontières cohabitent pacifiquement parce qu’ils y sont obligés de vivre aussi longtemps qu’il sont vivants », a dit le député Jean Faustin Tasile Akuma.
Avant de poursuivre:
« Les limites sont déjà connues parce qu’il y la loi portant fixation des limites des provinces et celle de la ville de Kinshasa, une loi de 2015 », fait-il savoir.
Et d’ajouter:
« Nous avons des vieux sages, des structures citoyennes et ce qui nous reste ce sont des mesures d’accompagnement pour la cohabitation pacifique de cette population. C’est-à-dire une sensibilisation pour leur signifier que nous sommes tous congolais vivants dans différentes provinces », poursuit-il.
Il invite cependant tout le monde à la sensibilisation.
« Les chefs coutumiers, les chefs des villages, les leaders communautaires dans tous ces milieux, des structures citoyennes, les églises, peuvent entrer en sensibilisation pour ce qui est de conflit des limites ».
« Non seulement nous les députés, mais certaines couches des communautés peuvent aussi faire des conférences communautaires pour voir comment nous pouvons nous gérer. Nous leur demandons la vie en communauté. Notre accompagnement sera que notre population des Kaliko-Omi en Ituri et Logo Loliya dans le Haut-Uélé de vivre dans la paix, dans la tranquillité, dans l’amour tout en sachant que cette limite est reconnue par la loi ».
Pour lui, l’essentiel en cas de problème est de se mettre autour d’une table, discuter et trouver une solution. Tout ne viendra pas de l’état.
Côté des autorités de la chefferie des Kaliko-Omi en territoire d’Aru, tout en déplorant la dernière altercation entre les habitants de deux chefferies dont Kaliko-Omi et Logo Lolia, appellent ceux du Haut-Uélé au respect de la limite.
Rappelons que le premier conflit de limite entre les chefferies des Kaliko-Omi à Aru et Logo Lolia à Faradje avait débuté le 16 mars 2016 où plusieurs originaires des Kaliko-Omi ont été expulsés des Logo Lolia.
Le 31 mai 2020, le service de la DGRHU s’était implanté dans le village Tsorofo, groupement popo en chefferie des Kaliko-Omi, territoire d’Aru. La dernière c’était un certain 18 juillet 2020 où il y avait une forte tension à l’arrivée de l’administrateur du territoire de Faradje dans cette limite où ce dernier était accusé d’avoir franchi la limite des Kaliko-Omi, lui qui faisait voir que c’était du côté Haut-Uéle.
Jean Chrys Cazuar Enga
