
L’un des six détenus s’est évadé, la nuit du lundi 10 février 2025, de la prison centrale de Faradje dans le chef-lieu du territoire qui porte le même nom en province du Haut-Uele, au nord-est de la République démocratique du Congo.
Cette évasion soulève plusieurs questions, notamment sur la responsabilité des agents en charge de la sécurité de la prison et l’état des infrastructures carcérales. L’accusation de la société civile contre le policier de garde laisse entendre une possible complicité interne, ce qui nécessiterait une enquête approfondie.
L’état de délabrement avancé de la prison mentionné par Jean-Claude Malitano, coordonnateur de la société civile force vive du territoire de Faradje, pourrait aussi être un facteur facilitant les évasions.
« Si les conditions de détention sont mauvaises et la sécurité laxiste, cela augmente le risque de telles situations », a fait savoir Jean Claude Malitamo lors d’un entretien téléphonique qu’il a accordé à Aruinfos.com.
Certains supposent que l’absence de réponse des autorités pénitentiaires ajoute une couche d’opacité à cette affaire. Pourtant, une réaction officielle pourrait clarifier les circonstances de cette évasion et les mesures envisagées pour éviter d’autres incidents similaires.
Il sied de signaler que l’évadé purgeait sa peine suite au viol qu’il avait exercé sur une fillette d’une année et neuf mois.
Benjamin Vita Agasuru