Du mardi 25 au mercredi 26 février 2025, respectivement à Ingbokolo dans la chefferie des Kakwa et à Ariwara dans la chefferie des Zaki, deux entités du territoire d’Aru en Ituri, la population a été sensibilisée sur l’importance du guichet unique de délivrance des permis de construire (GUPEC) par Godefroy Bgangu Tikima, directeur provincial de ce service public de l’État en Ituri.
Un cadre essentiel pour le développement urbain
« À l’assemblée présente, nous avons expliqué que le GUPEC est une réforme de l’État congolais visant à améliorer le climat des affaires. Nous leur avons également parlé de l’importance de ce service et de l’obligation d’obtenir un permis de construire avant toute construction, ainsi que d’un permis de démolition pour toute destruction d’un bâtiment. Nous avons aussi évoqué le certificat de conformité. L’objectif de ces documents est clair : lorsque vous payez la taxe sur le permis de construire, vous contribuez directement au développement de l’agglomération où vous vous trouvez », a expliqué Godefroy Bgangu Tikima.
Le directeur provincial du GUPEC a exhorté la population à désormais se rendre au GUPEC pour obtenir son permis de construire, et non plus à l’administration de l’urbanisme comme par le passé.
Clarification des rôles entre le GUPEC et l’urbanisme
Il est revenu sur la différence entre ces deux services : Vous savez qu’il y a quelque temps, il existait une incompréhension entre le GUPEC et l’urbanisme en Ituri. Pour y remédier, depuis le 6 décembre dernier, Son Excellence Monsieur le ministre de l’Urbanisme et Habitat a mis fin à cette confusion par la note circulaire n°003. Ce document précise que la délivrance des permis de construire relève désormais exclusivement du GUPEC et non plus du service de l’urbanisme. »
Il a ajouté que cette clarification a permis, en 2025, l’envoi d’une mission officielle par le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama, afin de sensibiliser et vulgariser cette réforme auprès de la population. L’objectif est de maximiser les recettes tant pour la province, via la direction générale des Recettes de la province de l’Ituri (DGRPI), que pour le Trésor public, via la direction générale des Recettes administratives, domaniales et de participation (DGRAD) et les Entités territoriales décentralisées (ETD).
Un appel fort aux assujettis du territoire d’Aru, un message clair a été lancé à la population :
« Si vous possédez une maison qui ne dispose pas d’un permis de construire, elle est considérée comme un bien sans maître. Pour qu’elle soit officiellement reconnue comme vôtre, elle doit être couverte par ce précieux document, lequel sera sanctionné par un certificat de conformité délivré par le GUPEC. Par ailleurs, nous appelons chacun à venir régulariser sa situation en obtenant le permis de construire, le permis de démolir ou le certificat de conformité pour toutes leurs maisons », a insisté le directeur provincial.
Il a aussi souligné que le paiement du permis de construire contribue au développement du territoire d’Aru et au dynamisme du secteur immobilier : Après la ville de Bunia, Ariwara est l’un des centres urbains les plus dynamiques. C’est pourquoi je souhaite que cette localité se distingue également par une forte mobilisation des recettes issues des permis de construire. »
Félicitations et mise en garde aux agents du GUPEC
« Nous saluons le travail des vaillants agents du GUPEC à Ariwara et ailleurs. Tout ce qui se fait ici est le fruit de leur engagement et de leur patriotisme. Nous avançons bien, même si le début a été difficile. Je vous encourage à redoubler d’efforts, car l’État congolais porte désormais une attention soutenue à la direction générale du GUPEC en Ituri et dans d’autres provinces. »
Il a toutefois rappelé l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente des finances :
« L’argent issu des permis de construire doit être perçu uniquement au bureau et non sur les chantiers. Toute personne qui contreviendrait à cette règle s’expose à des sanctions sévères, pouvant aller de la révocation à l’emprisonnement. Je ne souhaite pas en arriver là, mais notre mission est de mobiliser les recettes de manière patriotique, car l’État congolais traverse actuellement une période économique difficile et a besoin de fonds pour son développement », a-t-il conclu.
Jules BHALOBA
