
Le faible effectif des donneurs bénévoles du sang à l’hôpital général de référence CECA-20 Adi a été déploré samedi 14 juin dernier par Dr. Claude Idringhi, son médecin directeur et ce, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des donneurs bénévoles du sang.
La journée internationale du don bénévole de sang a été célébrée avec faste à l’hôpital général de référence CECA-20 Adi dans la zone de santé du même nom en territoire d’Aru, dans la province de l’Ituri (RDC) où une cérémonie a été organisée, suivie d’une collecte du sang au près des donneurs bénévoles fidélisés.
« Depuis plusieurs années, nous avons une banque du sang fonctionnelle. On est en train de démarcher des sangs au près des donneurs bénévoles fidélisés, il y a aussi des donneurs familiaux qui viennent parce que jusque là nous avons moins des donneurs bénévoles fidélisés. Depuis des années, nous sommes au tour de 50 donneurs bénévoles, alors que nous avons une moyenne de consommation mensuelle de 70 à 80 poches, ce qui fait que l’effectif des donneurs bénévoles ne répond pas au besoin », a déploré Dr. Claude Idringhi
Par ailleurs, le médecin responsable de cet hôpital a rejeté catégoriquement l’hypothèse selon laquelle les sangs récoltés au près des donneurs bénévoles sont vendus aux patients nécessiteux.
Cependant, il a laissé entendre à Aruinfos.com que son l’hôpital a besoin d’avoir une banque de sang consistante.
« Si on dit don du sang, l’idéal est d’avoir le sang de quelqu’un que l’on ne connait pas son identité. Dans notre structure, nous avons beaucoup de cas d’anémie des enfants qui nécessitent une transfusion, les cas des hémolyses, des accidents de circulation routière qui sont devenus récurrents dans notre zone et les cas de complication de grossesse ».
On retient que la journée mondiale du don bénévole du sang édition 2025 a été célébrée sous le thème international « Donnez du sang, donnez de l’espoir : ensemble, sauvons des vies ». La personne habilitée pour le don du sang est celle âgée de 18 à 65 ans et ayant une santé saine.
Patrick ETSEA