Enregistrée à l’office notarial de l’Ituri sous le numéro 4219/2024, c’était le résultat de la conclusion de débats ayant lieu dans une plateforme électronique dénommée FORUM DES ZAKITU où les filles et fils de la chefferie des Zaki, territoire d’Aru (RDC) avaient manifesté l’intérêt de se réunir au sein d’un cadre numérique dénommé ZAD pour le vivre ensemble et l’encadrement mutuels avait cessé ses activités et a été relancée samedi 12 juillet 2025 à Ariwara.
De l’objectif, Jean de Croix Atibho, coordonnateur de cette structure reviens sur la relance de ZAD, différent des Zakitu.
Vu la nécessité de passer aux exercices pratiques et aux actions concrètes, plusieurs penseurs des Zaki avaient émis l’idée de fonder cette dernière pour les actions du développement.
Les objectifs assignés à ZAD s’articulent de la manière suivante: défendre les intérêts généraux de la population de la chefferie des Zaki, initier les actions concrètes du développement dans la chefferie des Zaki, se regrouper à un ordre de l’ensemble des filles et fils des Zaki en vue de resserrer les liens de bonne confraternité, de collaboration entre les membres pour sauvegarder les intérêts de la population des Zaki, développer une cohésion et la paix entre les membres de l’association en conflit et en mésententes éventuels, revendiquer les droits et devoirs de la chefferie des Zaki, intervenir dans les différents secteurs humanitaires et sociaux par assistance financière, moral, s’impliquer à la recherche d’emploi pour tous les fils et filles dans le processus de la réduction de taux de chômage et de pauvreté, participer à la résolution pacifique de tout conflit, sensibiliser la population au changement de mentalité et à l’amour du travail, participer ou proposer des pistes de solution à la bonne gouvernance de la chefferie des Zaki, constituer une base de données relatives à la main d’œuvre, initier la population à l’auto-prise en charge, dénoncer tout cas d’antivaleurs.
Outre les objectifs assignés, cette ASBL vise les actions du développement se fonde sur la devise « Unité, travail et développement », avec comme slogan « Zaki-Anzi, ama tualu ; Zaki-anzi Akuni zo azi ngazasi ; Zaki-anzi, Asi aku amaniri », un rappel à la conscience signifiant, « fils des Zaki, demeurons unis, fils des Zaki, le travail attire le développement, fils des Zaki, bâtissons notre chefferie.
Il sied de signaler que Zakitu existait déjà bien avant même. La création de ZAD n’oppose nullement ZAKITU qui déjà existait. Certes, la création des ZAKITU pour les actions du développement ébranlant la chefferie par des tempêtes de haine qui a fait qu’elle est perçue dans d’autres opinions comme une opposition à l’administration publique et aux structures sociales existantes, a éclairé Jean de la Croix Atibho lors d’une exclusivité accordée à Aruinfos.com
Et d’ajouter:
« Pourtant bien au contraire, la création de ZAD vient s’ajouter aux efforts et luttes déjà menés afin de soutenir le développement de notre chefferie. Chers tous, nous ne sommes pas des opposants, mais bien des partenaires. Bannissons l’esprit de ségrégation sociale pour promouvoir l’amour »
« Nous sommes frères et sœurs, tissons fort nos liens pour booster le développement de notre chère chefferie par des réflexions approfondies et propices au changement de mentalité qui aura bel et bien comme noyau ces plateformes », avant de saluer « les actions salutaires que mène Sa Majesté, chef de la chefferie des Zaki, notamment l’interdiction de marchandage de terre en chefferie des Zaki ayant permis de réduire le taux de conflit foncier, l’interdiction du phénomène RAS qui a totalement détruit les mœurs dans le chef des jeunes, nous n’avons que Zaki comme terre que nos ancêtres nous ont léguée. Nous avons l’obligation de le protéger et de le sécuriser systématiquement par la promotion de notre culture j’en passe ».
« En plus, nous vous invitons tous à nous unir comme un seul homme autour du chef de chefferie pour le développement. Le respect de l’autorité établie nous est un devoir inévitable car la chefferie des Zaki a eu la chance de connaitre une population courageuse et travailleuse qui assure résolument son développement ».
Jean Chrys Cazuar Enga
