
Depuis près de cinq ans, la gestion de l’Institut Panafricain de Santé Communautaire (IPASC) à Aru oppose l’équipe dirigeante de cette institution et les autorités du diocèse d’Aru de l’Église Anglicane du Congo. Plusieurs dossiers judiciaires et tentatives de médiation n’avaient pas permis de trancher ce différend. Face à cette impasse, le gouverneur de la province de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny, a décidé de s’impliquer personnellement.
Le 25 avril 2025, il a réuni les deux parties et formulé des recommandations en vue d’une résolution à l’amiable. Dans la foulée, une délégation du gouvernorat a conduit d’intenses activités de médiation, qui ont abouti à la signature d’un protocole d’accord. À la clôture des assises, ce samedi 23 août, à l’hôtel Dissa 1 d’Aru, le conseiller du gouverneur en matière de restauration de l’autorité de l’État et de bonne gouvernance, M. Jimmy Banga, a pris la parole.
« Suite à la mésentente autour de la gestion de l’IPASC, les enfants qui y étudient n’accédaient plus au site de cette institution. C’est pourquoi le gouverneur avait écouté les deux parties le 25 avril dernier, avant de formuler des recommandations pour une résolution à l’amiable. Il souhaite que l’Église Anglicane assure de nouveau la gestion du conseil d’administration de l’IPASC et que les élèves puissent regagner le site de l’institution. Nous sommes à Aru depuis trois jours pour travailler avec les deux parties à travers des consultations », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : « Nous avons abouti, le troisième jour, à une lettre d’entente qui définit les lignes de conduite à suivre, aussi bien pour l’Église Anglicane que pour l’IPASC, jusqu’à la tenue du conseil d’administration. Nous voulons que ce conseil se tienne très rapidement afin que les enfants puissent reprendre leurs cours sur le site, conformément aux recommandations du gouverneur. »
S’adressant ensuite à la population d’Aru, Jimmy Banga a souligné : « La province est pleinement engagée dans ce dossier et veut, à tout prix, la paix, la concorde et le vivre-ensemble. Sans cela, il n’y a pas de développement. »
Il s’est par ailleurs réjoui de l’esprit qui a marqué les discussions, caractérisées par la convivialité, le respect mutuel et la foi, avant de rappeler qu’Aru est une terre de paix où la population aspire à vivre dans la quiétude.
Léonard Nziku Anguaku
Un commentaire
Merci pour l’intervention du gouverneur de la province de l’Ituri pour mettre fin à ce conflit qui n’a que trop duré. L’église anglicane doit jouer le rôle d’un parent qui a toujours compassions à son enfant et non le prendre pour un ennemi. Nous ne voulons que la paix, rien que la paix.