
Les éleveurs de la chefferie des Kakwa ont révélé, le samedi 1er novembre 2025, être victimes de pillages de gros bétails par des sujets ougandais, précisément à Drisso, un groupement partageant la frontière avec la République de l’Ouganda, dans le territoire d’Aru, en Ituri.
Une révélation faite le samedi, lors d’une réunion tenue à Ingbokolo entre le directeur de l’Association des Coopératives des Éleveurs de l’Ituri (ACOOPELI en sigle) et les éleveurs de cette entité territoriale décentralisée.
« Du mois d’août à octobre 2025, nous avons assisté à un phénomène de vol de vaches dans notre entité de Drisso. Durant ces mois précités, nous en avons perdu 13. Ces vaches sont souvent volées nuitamment, et ces voleurs viennent à bord d’un véhicule. Comme c’est la nuit, nous craignons pour notre sécurité, car nous ne savons pas s’ils sont armés. C’est de cette façon qu’ils nous volent nos vaches et les amènent à une destination inconnue », a témoigné un vétérinaire.
Par ailleurs, les éleveurs de cette partie de la chefferie des Kakwa demandent aux services compétents de la frontière de faire le nécessaire pour stopper ce phénomène de vol de bétails.
Interrogé par aruinfos.com, Ukethi Mugenyi, directeur de l’ACOOPELI, a mentionné ce phénomène parmi les difficultés des éleveurs de cette entité.
« Les éleveurs ont décrié le phénomène de vol de bétails par des gens en provenance de l’Ouganda, à bord d’un véhicule. Environ 13 vaches ont été pillées de cette manière », a déclaré Ukethi Mugenyi.
Par ailleurs, cette autorité de l’ACOOPELI a souligné plusieurs autres maux qui mettent à mal l’élevage dans la chefferie des Kakwa.
« Il y a d’autres points négatifs : l’envahissement des pâturages collectifs par les mauvaises herbes, communément appelées 2000 ans ; aussi, le cas de maladies qui sont en train de décimer les petits ruminants. Il a également été souligné comme difficulté la construction des habitations dans des pâturages sans autorisation préalable auprès des autorités », a-t-il lancé.
Vu ce qui précède, le directeur de l’ACOOPELI a témoigné de la volonté de sa structure d’accompagner les éleveurs de cette entité.
Patrick ETSEA