
La communauté Kakwa de Bunia, a transmis un mémorandum au Mr. Jonny Luboya N’Kashama, Gouverneur de province de l’Ituri (RDC), jeudi 06 novembre 2025 pour dénoncer le retour d’un conflit foncier entre deux familles du village d’Izorili, dans le groupement Kumuru. Selon elle, ce dossier déjà tranché depuis plusieurs années revient de manière « préoccupante », et « menace la paix locale ».
À l’origine, ce conflit remonte aux travaux de lotissement liés au projet d’érection du centre d’Ingbokolo en ville en 2013. Durant cette opération, la famille Remo Ayiga Justin et la famille Ayila Druku Zakaraya s’étaient opposées, chacune, revendiquant une partie des parcelles concernées. Une descente sur terrain, avait alors été organisée par sa Majesté Likambo Araba, chef de la dite chefferie à l’époque.
Selon le mémorandum, cette mission avait conduit à l’élaboration d’un procès-verbal clair, lequel « a définitivement délimité les limites à respecter par chaque famille ». La communauté rappelle d’ailleurs que cette conclusion avait été confirmée par la Division du cadastre d’Aru en 2018, ce qui avait permis de « clore officiellement ce dossier pour la chefferie des Kakwa ».
Pourtant, ces derniers jours, plusieurs mandats de comparution adressés à Remo Ayiga Justin par le Tribunal de Paix d’Aru ont ravivé les tensions. La communauté Kakwa dénonce un rebondissement, qui pourrait avoir de graves conséquences sur la stabilité locale.
« Ce rebondissement risquerait d’occasionner un affrontement sanglant entre les deux familles en conflit, avec risque de faire sombrer la chefferie des Kakwa », alerte le mémorandum. Il met également en garde ceux qui cherchent, selon les signataires, à « troubler la paix dans la chefferie des Kakwa en général et dans le village d’Izorili en particulier ».
Face à cette situation, la communauté Kakwa formule deux recommandations majeures. Elle sollicite d’abord l’implication de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la province de l’Ituri dans ce dossier, afin d’aboutir à une solution durable, à travers une résolution à l’amiable. Ensuite, elle appelle chaque acteur impliqué à cesser toute manipulation visant à attiser les tensions.
Il sied de signaler que jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite, ni par les autorités provinciales, ni par le Tribunal de Paix d’Aru sur cette affaire, a constaté Aruinfos.com
Jonas ALORO