Le député provincial Dieudonné Tabani, élu du territoire d’Aru en province de l’Ituri, s’est dit inquiet face au faible pourcentage des opérateurs économiques de la chefferie des Kakwa disposant du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), pourtant indispensable à toute activité commerciale formelle en République démocratique du Congo.
Le RCCM est un registre légal obligatoire pour les entreprises évoluant dans l’espace de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Il vise à garantir la transparence, la légalité et la crédibilité des activités commerciales.
S’exprimant le samedi 03 janvier dernier, à l’occasion du forum économique annuel de la chefferie des Kakwa, le député, Dieudonné Tabani, avocat d’affaires de renom, a dressé ce constat préoccupant. Il a, par la même occasion, exprimé sa ferme volonté d’accompagner les opérateurs économiques de cette entité dans les démarches d’obtention du RCCM, un document qui confère la personnalité juridique aux entreprises et commerçants, leur permettant d’exister légalement et d’opérer en toute conformité.
« J’ai fait un constat amer. En République démocratique du Congo, on ne peut pas se prévaloir d’être un grand commerçant sans détenir un RCCM. J’encourage tous ceux qui n’ont pas encore le RCCM ou le numéro d’import-export à nous rejoindre afin d’entamer les démarches. Le commerce d’aujourd’hui est moderne : avec le RCCM, vous êtes connectés à l’État, aux ONG et au commerce international. Ce document offre plusieurs avantages aux commerçants. Je vous demande donc de doter vos entreprises de ce registre », a-t-il déclaré dans des propos recueillis par Aruinfos.com.
L’élu provincial a ainsi réaffirmé son engagement à soutenir les opérateurs économiques de la chefferie des Kakwa qui évoluent encore dans l’informel, afin de faciliter leur accès au RCCM, véritable passeport juridique et économique. Selon lui, l’avenir du développement local passe nécessairement par la formalisation des entreprises, un enjeu majeur pour renforcer l’assiette fiscale, crédibiliser l’entrepreneuriat local et attirer les investissements.
À l’heure où le gouvernement Congolais prône la formalisation de l’économie nationale, cette initiative pourrait marquer un tournant décisif pour les opérateurs économiques des Kakwa et, plus largement, pour le territoire d’Aru.
Patrick ETSEA
