Le pont Chari, qui relie les chefferies des Panduru et Walendu Watsi en territoire de Mahagi en Ituri se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé. Une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein des populations locales, fortement dépendantes de cet axe pour leurs déplacements et leurs activités économiques.
La société civile du Congo, coordination de Mahagi, tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de menace réelle pour la sécurité des usagers. Son coordonnateur, M. Dieudonné Ung’ey Cabu, connu sous le nom d’Awinyo Fengefenge, rappelle que cet ouvrage constitue un maillon stratégique pour les échanges commerciaux et agricoles, notamment pour les habitants de Jupazaga, en passant par Kambala jusqu’à Berunda.
Selon lui, l’état actuel du pont complique sérieusement la circulation des personnes et des marchandises, avec des risques permanents d’accident.
Dans son appel, il invite les autorités à constater l’ampleur des dégâts.
« Nous demandons aux autorités, aux députés, ainsi qu’à toute personne de bonne volonté de bien vouloir descendre sur le terrain pour constater l’état de délabrement de ce pont stratégique qui devient aujourd’hui un véritable danger pour la libre circulation de la population et de ses biens, afin de venir en aide pour sa réhabilitation », a-t-il souligné
Pour la société civile territoriale, il ne s’agit plus seulement d’un simple problème d’infrastructure, mais d’une question de sécurité publique et de survie économique pour plusieurs localités dépendantes de cet axe, a appris Aruinfos.com
Cédrick Arnold
