Face aux irrégularités constatées dans certains hôtels et agences de transport, le service du tourisme du territoire d’Aru annonce ce mardi 3 mars 2026 l’identification obligatoire des clients dans tous les lieux publics dans cette partie de la province de l’Ituri, située à près de 350 kilomètres de Bunia, en République démocratique du Congo.
« Le service de tourisme concerne plus la vie des personnes et tous ce que nous faisons c’est pour mettre l’homme à l’aise comme Dieu l’avait créer et c’est ça notre travail. On doit observer les règles telles que l’accueil des clients dans des lieux publics, raisons pour laquelle nous appellons les accueillants de respecter les clients et les identifier », a fait savoir Martin Tsandi Avuti se confiant à Aruinfos.om
Selon lui, les établissements hôteliers doivent impérativement utiliser le carnet d’hôtel avant toute attribution de chambre.
« Il y a un document que nous appelons carnet d’hôtel pour les hôteliers ou avant d’accueillir un client vous devez d’identifier avant de l’enregistrer et lui remettre la clé de sa chambre et remettre l’identification au service de l’ANR pour la vérification », martel M. Tsandi.
Le chef de service déplore cependant que certains clients passent la nuit sans être enregistrés.
« Il y a des clients qui passent nuit sans être identifiés, je ne sais pas pour qu’elle raison. Le fait de ne pas l’identifier est une infraction. Raison de notre appel aux hôteliers de respecter la loi en identifiant les clients étrangers, Congolais et ceux du milieu », ajoute-t-il.
Les agences de transport sont également concernées par cette mesure.
« Concernant les agences de transport, Il y a un document qu’on appelle le manifeste de voyage. Ici, tout client embarqué dans le bus doit aussi être identifié, mais malheureusement plusieurs clients qui voyagent ne sont pas identifiés. Ceux qui montent dans un bus en cours de route doivent être identifiés, parce qu’à cas d’accident on doit savoir il y avait autant des personnes avec leurs identités, mais aussi les cadavres qui seront difficiles à identifier ».
M. Tsandi n’a pas manqué de prodiguer un conseil aux transporteurs.
« Pour des agences de transport qui prennent des voyageurs en cours de route sans identification, nous leurs conseillons d’abandonner cette pratique et de respecter la loi », a-t-il conseillé.
Il a également dénoncé le mauvais embarquement observé dans certaines structures de transport.
« Nous déplorons le mauvais embarquement et prochainement nous allons commencer à sanctionner les résistants qui embarquent très mal les clients puisqu’il y a même des clients qui restent au couloir que sur des chaises leurs réservées, il y a de ceux-là qui voyagent en état débout, ce qui occasionne le manque d’oxygène, le vol des biens. La loi recommande l’arrêt de fonctionnement de bus pour une année, mais nous ne voulons pas arriver à cette étape et nous demandons à nos partenaires de respecter la loi et aux propriétaires de faire un suivi d’embarquement à l’agence et en cours de voyage ».
Enfin, il s’est adressé aux partenaires et aux clients en les appelant à collaborer avec son service.
« Aux partenaires et clients de faire confiance au service de tourisme, au delà des hôtels, agences de transport, il y a même des tourismes familiers où nous devons savoir comment vivre, savoir qui nous accueillons pour éviter tout cas de mésentente pouvant nous conduire à des problèmes », a-t-il fait savoir.
À travers cet appel du chef de service de tourisme d’Aru sonne ainsi la fin de la complaisance dans les secteurs de l’hôtellerie et du transport en rappelant que l’identification systématique des clients n’est pas seulement une exigence administrative, mais une question de responsabilité, de sécurité et de respect de la loi. Reste désormais à savoir si les partenaires concernés se conformeront aux recommandations avant le passage à l’étape des sanctions annoncées.
Cédrick Arnold
