Face à la polémique circulant autour du port obligatoire de casque à Ariwara faisant ainsi l’infiltration des malfrats, le commandant de la Police de Circulation Routière (PCR) de la chefferie des Zaki est monté au créneau pour clarifier la situation et recadre les interprétations.
Lors d’un entretien accordé à Aruinfos.com mardi 14 avril 2026, le commandant de la Police de Circulation Routière (PCR) de la chefferie des Zaki, Christian Luabeya, est revenu sur les interprétations divergentes de certaines rumeurs circulant autour des infiltrés. Le responsable de la PCR a tenu à apporter des éclaircissements, tout en appelant ses éléments au respect strict de la loi 54 de nouveau code routier insistant sur l’importance de port de casque et a insisté sur l’application de nouvelles stratégies de contrôle qu’il a instauré afin d’identifier d’éventuels infiltrés dans un contexte sécuritaire préoccupant dans la chefferie des Zaki en particulier, pour le territoire d’Aru en général.
Ces rumeurs sont constantes et les limites du port obligatoire de casque sont dans le but d’identification les malfrats et doivent rappeler la population à la vigilance. Des rumeurs qui, selon le commandant Luabeya, qui devaient revigorer la vigilance de la population mais malheureusement mal interprétée puis mal comprise par une partie de l’opinion.
« ces rumeurs ne faisaient pas l’objet à l’interdiction de port de casque, j’insiste. Elles n’interdisent pas le port de casque, elles devaient faire appele à la vigilance de chaque individu vu l’insécurité qui persiste mais aussi aux soupçons indiquant que parmi ceux qui portent les casques, il y a aussi des infiltrés qui profitent de pénétrer le centre commercial d’Ariwara et c’est comme cela que nous devrions comprendre et ceux-ci ne devront pas contredire celle de la haute hiérarchie obligeant le port obligatoire de casque », a fait savoir M. Christian Luabeya.
Dans la foulée, il a exhorté la population à redoubler la vigilance et les agents de la PCR à intensifier les contrôles sur le terrain.
« La population doit encore multiplier la vigilance, mais surtout, les techniciens de contrôle routier et le service de sécurité, surtout ceux qui sont aux barrières, dès que vous voyez quelqu’un qui passe bien habillé en casque, vous devez lui demander d’enlever le casque, l’identifier correctement et après vous allez lui remettre son casque s’il ne contient pas des signes d’un suspect », a-t-il poursuivi.
Il convient de rappeler que le port obligatoire de casque s’inscrit dans une mesure prise par le gouverneur militaire de la province de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, visant à protéger les conducteurs d’engins en cas d’accident. Cette mesure reste en vigueur sur toute l’étendue de la province.
Jules BHALOBA MATUA
