Face aux effets dévastateurs de l’exploitation minière illégale dans le territoire d’Aru, la récente visite du ministre des Mines suscite satisfaction et espoir chez certains élus locaux.
Ce lundi 20 avril 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, s’est rendu dans la chefferie des Aluru, précisément au groupement des Awuko, afin de s’imprégner de la situation liée aux activités minières dans cette partie du territoire.
Selon l’élu provincial Gabriel Azio Ovoa, cette descente sur le terrain s’inscrit dans la continuité du plaidoyer qu’il avait lui-même initié auprès des autorités compétentes.
« Je tiens à remercier le ministre national de son intervention prompt en reponse aux cris de la population, une réponse qui intervient à la suite de mon premier article au quel j’avais interpellé les autorités compétentes afin d’obtenir une suspension immédiate des exploitations des activités aurifères illégales menées dans le groupement des Awuko ainsi à Alivu Nyoro en chefferie des Lu. » a-t-il déclaré.
Au-delà du caractère illégal de ces exploitations, l’élu provincial souligne la gravité des conséquences enregistrées sur le terrain.
« Plusieurs dégâts ont été signalés, notamment la destruction de la concession d’une église locale et dONG, la profanation de plusieurs tombes, la dévastation des champs ainsi que la perte de nombreux biens appartenant à la population. Des actes qui portent atteinte à la fois au patrimoine matériel et aux valeurs culturelles et spirituelles des communautés concernées.» a poursuivi l’honorable.
Dans la foulée, Gabriel Azio Ovoa a salué la décision du ministre des Mines de suspendre les activités incriminées :
« La décision du ministre qui suspend toutes les activités liées aux exploitations minières illégales constitue un acte très fort, salutaire et hautement patriotique. Elle témoigne de sa volonté manifeste au respect de la loi, de protéger la population locale et de préserver les ressources naturelles de notre pays» fait savoir cet élu provincial.
Face à cette suspension, l’élu appelle néanmoins à un suivi rigoureux jusqu’à l’aboutissement complet du processus. Il insiste également sur la nécessité d’indemniser les victimes pour les préjudices subis et de procéder au remblayage des nombreux trous laissés par ces exploitations, qui constituent un danger permanent pour les habitants et leurs biens.
Jules BHALOBA MATUA
