Dans un geste mêlant solidarité et humanisme, les sages-femmes et obstétriciennes d’Aru ont troqué, le temps d’une journée, leurs blouses de maternité contre un élan de compassion envers les enfants vulnérables. À l’occasion de la Journée internationale de la sage-femme, célébrée normalement chaque 5 mai mais reportée au 14 mai 2026 à Aru pour des raisons organisationnelles, ces professionnelles de santé ont effectué une visite à l’orphelinat Grâce Divine afin de partager un moment de réconfort avec les pensionnaires de cette structure.
Cette activité, organisée dans une ambiance empreinte d’émotion et de fraternité, a permis aux sages-femmes de témoigner leur proximité avec les enfants de cet orphelinat à travers des échanges, des encouragements ainsi que des dons remis à la structure d’accueil.
Contactée par la rédaction de Aruinfos.com, madame Pauline Nziru, la représentante des sages-femmes au niveau territoriale est revenue sur les motivations de cette initiative :
« Nous avons choisi cette journée pour venir visiter les enfants de l’orphelinat. En tant que mamans, à notre arrivée ici, nous avons vu toutes les tranches d’âge : des bébés de moins d’un mois, de moins de six mois et de moins de cinq ans. Cela nous fait vraiment mal de voir qu’ils grandissent sans l’affection de leurs mères, même s’il y a des personnes autour d’eux. Nous constatons également que les personnes qui s’occupent d’eux sont moins nombreuses par rapport au nombre d’enfants présents ici. » a-t-il indiqué
La représentante des sages-femmes a, par la même occasion, lancé un appel à l’aide en faveur de cet orphelinat, confronté à l’augmentation du nombre d’enfants pris en charge.
« Comme il est écrit dans la parole de Dieu, une bonne pratique consiste à rendre visite aux orphelins, aux veuves et à d’autres personnes vulnérables. Nous invitons toutes les personnes de bonne volonté à venir en aide à ces enfants. L’effectif croissant des enfants nécessite des moyens considérables. Même si vous avez une barre de savon, du riz, du lait ou d’autres vivres, venez soutenir ces enfants. Ils rencontrent aussi des difficultés liées à l’éducation ; parfois, c’est la sœur responsable qui se bat seule pour payer leurs frais scolaires. Les personnes de bonne volonté peuvent également venir l’assister dans cette tâche. Sur le plan sanitaire aussi, il y a beaucoup de besoins, car nous savons, en tant que soignants, que les enfants de moins de cinq ans sont souvent exposés à plusieurs maladies. » a-t-il lancé.
À travers cette visite, les sages-femmes d’Aru ont voulu rappeler que leur mission ne se limite pas uniquement aux soins médicaux, mais qu’elle s’étend également à l’accompagnement social et humain des personnes les plus vulnérables de la communauté.
Cédrick Arnold
