Le village Tofu, au Sud du centre agricole Towu, au groupement Rungu, en secteur des Ndo, à plus ou moins 80 kilomètres de Aru, dans la province de l’Ituri, se vide de sa population depuis deux jours pour se mettre à l’abri des menaces et violences lui infligées par les militaires fes FARDC et les habitants du village voisin du groupement Azayi en chefferie des Logo Obeleba, dans la province de Haut-Uele.
Le chef de secteur des Ndo, Monsieur Omu Israël, contacté par un reporter de aruinformaion.com ce mercredi 23 juin 2021 rapporte que cette situation de l’insécurité que traverse son entité est consécutive au conflit des limites administratives.
« Moi-même j’étais sur terrain; on s’est parlé avec le chef de la chefferie. Il aurait fallu qu’on se rencontre. C’est le problème des limites administratives. Notre limite, c’est la rivière Lowa. Eux ne sont pas entrain de reconnaître cela. Ils rapprochent leur limite jusqu’à la rivière Kiya. Kiya est complètement dans le secteur des Ndo », a-t-il témoigné.
« Ils exploitent les planches dans le village Tofu. Ils prétendent être dans Faradje, pourtant Ils sont de notre côté (village Tofu, groupement Rungu). Et les Fardc ont érigé une barrière proche de la rivière Kiya. Ça c’est complètement en secteur des Ndo », a-t-il déploré.
Indiquons que depuis le début de cette situation, une vingtaine des chèvres et plusieurs poules de la population de Tofu sont apportées par les éléments de la force loyaliste venus de la chefferie des Logo Obelebha.
Selon le coordonnateur de la société civile de secteur des Ndo, tout a commencé avec l’arrestation de six Reco par les agents de l’ordre en poste du côté de Faradje, alors qu’ils distribuaient le mectisa à Tofu.
« La situation a commencé il y a trois semaines depuis le partage de mectisa. Il y a six personnes qui ont été arrêtées par la PNC et transférées à Azayi soit disant qu’elles partagent le mectisa dans le Territoire de Faradje. C’est l’un de nos avocats du Territoire d’Aru qui est allé les libérer », a-t-il expliqué.
Le chef de secteur des Ndo déclare que des dispositions sont déjà prises avec son collègue de la chefferie des Logo Obeleba pour résoudre pacifiquement ce différend. Mais hélas !
« Les choses semblent marcher en ralenti à cause de l’état de siège décrété dans la province de l’Ituri, il faut d’abord installer l’administrateur militaire du Territoire d’Aru », a-t-il dit.
Nicolas Madyo à Adranga
