Après la fin des travaux d’entretiens routiers exécutés par le fond social de la République dans la zone de santé rurale d’Ariwara en chefferie de Zaki, territoire d’Aru en province de l’ituri, la société civile locale est montée au créneau pour dénoncer les travaux qui n’ont pas été accomplis selon le budget et les normes de la construction et interpelle le Directeur National de fond social de la République.
Si certaines personnes avaient exprimé leurs mecontentements suite aux travaux jugés non conformes aux normes de la construction après un contrat de 60 jours, la société civile, force vive de la chefferie des Zaki n’étant pas satisfaite de la réponse des représentants de fond social basé à Goma suite aux contradictions des réponses avec leur ingénieur, chef des travaux, a préféré contacter Kinshasa.
Dans sa lettre datant du lundi 02 août 2021 adressée au Directeur National de fond social et dont une copie est parvenue à aruinformation.com, cette structure citoyenne a formellement dénoncé que les travaux ne se sont pas déroulés comme prévus.
Pour Antoine Mopepe Agamile, son coordonnateur pense qu’il était temps d’agir.
« Selon les informations à notre possession le fond social de la République a obtenu de la banque mondiale un montant égal à 50 millions de dollars provenant de la restructuration de la composante CERC ».
A lui d’ajouter que:
« Ce projet ayant pour objectif vaincre la résistance communautaire à la stratégie des équipes de la riposte dans les 28 zones de santé touchées par la maladie à virus Ebola en Ituri et Nord-Kivu, en exécutant des travaux en haute intensité de main d’œuvre, THIMO en sigle ».
« S’il fallait opérer une répartition égale en incluant les charges administratives, logistiques et autres, chaque zone de santé bénéficierait d’environs 1 millions 785 milles dollars américains », ce montant n’a pas été complètement utilisé, argumente-il.
De la même occasion, la société civile de la chefferie des Zaki renchérit:
« Quant à la mise en œuvre de ce projet dans la zone de santé rurale d’Ariwara, les leaders communautaires, la zone de santé, les autorités locales et le fond social avaient identifié au départ 300 kilomètres à travers la zone de santé; mais au finish, nous avions été désagréablement surpris que 40 kilomètres de route à été retenu pour l’entretien et cela au centre commercial d’Ariwara et non à l’intérieur de toute la zone comme prévu initialement », peut-on lire dans ce document.
Prévu pour 60 jours ouvrables, ces travaux de l’entretien routiers ont été lancés le 15 avril dernier avec un retard de 14 jours qui jusque-là n’a pas été justifié avant que les travaux spécifiques proprement dites ne démarrent.
Dans ce même communiqué qui fait la une des actualités en chefferie des Zaki, cette instance citoyenne dit avoir constaté avec amertume ce qui suit:
« Sur les trois petits ponts qui devaient être construis en matériaux durables, seulement un seul a été érigé en limonites et que deux autres ont été abandonnée à leurs tristes sort, empêchant ainsi la circulation des personnes et leurs biens, les chargements des routes en limonites n’ont été exécutés qu’à moins de 20% », avant de puirsuivre:
« Les petites passerelles sur les terrasses reliant les avenues et rues n’ont pas été placées »
« La Sociza affirme avoir contacté en mainte reprise le chargé des opérations basé à Goma et que la réponse lui réservée par le contacté était de savoir si le projet est finis ? Et si pourquoi les travaux en dur n’ont pas été prévus » ?, autant des réponses ne trouvant pas une solution, se plaint Antoine Mopepe.
Pour rappel à part les dépenses qui ont concerné et servi les 2000 employés recrutés pour travailler pendant 60 jours en raison de 3 dollars par mains d’œuvres, 10 dollars par jour pour les chefs d’équipes, 15 dollars pour les ingénieurs et 18 dollars pour les enquêteurs mais les dépenses liées aux matériels et location des dépôts et administration selon la société civile, il y a eu nécessité de s’interroger si: les restes des fonds ont finalement servis à quoi ? Le temps est-il une raison valable pour justifier la non construction de ces ponts ?
Cette structure conclue sa lamentation en demandant l’implication de tout le monde et des autorités de se saisir de cette situation qui vient d’après elle traumatiser la population de la chefferie des Zaki, après le pont de la rivière EBI reliant le chef-lieu de la chefferie des Zaki à Ariwara qui jadis fût également mal construit par le fond social.
La société civile, force vive de la chefferie des Zaki demande que la population de son entité soit rétablie dans ses droits.
Claudio DJAMBA
