Comme les députés nationaux de l’Ituri et ceux du Nord-Kivu, c’est au tour de l’ancien ministre de Défense Nationale sous le régime Kabila et député national Crispin Atama Tabe, élu du territoire de Faradje dans la province du Haut-Uélé d’évaluer le bilan de l’État de siège de mitiger dans le deux provinces sous la mesure sécuritaire exceptionnelle.
« Je sais que c’est ne pas facile de trouver une solution aux problèmes sécuritaires mais le rapport que je reçois de l’Ituri et du Nord-Kivu n’est pas encourageant puisque le gouvernement n’a pas pris au sérieux cette question sécuritaire », s’indigne cet élu lors d’un entretien avec aruinformation.com ce vendredi 18 février 2022.
Avant d’ajouter:
« J’ai été premier vice président de la commission Défense et Sécurité nationale avec la majorité mais basculé avec la nouvelle majorité et maintenant je suis un simple membre de la commission ».
Cet élu de Faradje pense que rien n’a été planifié avant de décréter l’État de siège.
« l’État de siège a été décrété sans planification. On a procédé à des nominations des généraux mais les moyens financiers sont venus presque deux mois après puis insuffisant. État ancien ministre national de la Défense, je connais les forces et faiblesses de notre armée. Les troupes qui sont sur terrain ne sont pas relevées. Un militaire ne peut pas faire deux ans au front, puisque psychologiquement il sera épuisé nous devons encourager les Fardc ».
Notre source s’inquiète de non équipage de l’armée.
« Et puis notre armée n’a pas de bons appareils de guerre comme les hélicoptères, les drones, des appareils de détections pour identifier puis encerclé l’ennemi pour le bombarder, raisons pour laquelle le gouvernement a fait appel aux UPDF Ougandais qui disposent de ses moyens surtout logistiques », dit-il.
Atama Tabe n’a pas manquer de trouver une solution d’attaquer les rebelles.
« Nous avons assez des groupes armés en Ituri et au Nord-Kivu, il faut les prendre en tenaille ou en étau au lieu de les pourchasser vers un autre lieu. J’ai fais quatre ans cette geurre en tant que ministre de Défense Nationale, c’est pas facile mais l’État de siège est une période sécuritaire exceptionnelle qui ne doit pas échouer ».
Plus de 8 mois après la proclamation de l’État de siège en Ituri et au Nord-Kivu, depuis quelques mois déjà, les députés nationaux des deux provinces sous la mesure sécuritaire exceptionnelle avaient demandé la levée de cette mesure, une décision n’ont prise en compte par les autorités congolaises, c’est au tour du député national Crispin Atama Tabe, élu du territoire de Faradje dans le Haut-Uélé de juger l’État de siège de mitigé.
Jean Chrys Cazuar Enga
