La journée du Lundi 27 Février dernier a été émaillée par des échauffourées entre les éléments de l’ordre et les élèves de l’Institut Assea d’Ozu-Adja, un acte qualifié par le député provincial Moïse Tali Omba d’un meurtre manqué sur un élève et appelle les autorités à se saisir du dossier.
« Après avoir fréquemment sensibilisé les leaders étatiques et la population du territoire d’Aru sur les dispositions des articles 60 et 61 de la constitution de la RDC qui stipule que le respect de droit et de l’homme, de la liberté fondamentale consacrée de la même constitution s’oppose au pouvoir public et à toute personne », rappelle-t-il à aruinformation.com
Selon ce député provincial en veilleuse, même l’État de siège ou l’État d’urgence ne sont pas épargnés.
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« En aucun cas et même lorsque l’État de siège ou l’État d’urgence aura été proclamé conformément aux articles 85 et 86 de la présente constitution, il ne peut être dérogé aux droits et principes fondamentaux énumérés ci-dessous.Le droit à la vie, l’interdiction de la torture ou un traitement cruel ou dégradant, l’interdiction de l’esclavage, le principe de la légalité des infractions et des peines, le droit de la défense et le droit de recours, l’interdiction de l’emprisonnement pour une dette, la liberté de pensée et de religion, en lieu et place de garder les personnes et leurs biens », a-t-il poursuivi.
Pour lui, les élèves ne réclamaient que l’arrestation arbitraire de leur collègue.
« Les élèves de l’Institut Assea d’Ozu ont constaté que les éléments de la PNC et des FARDC se conformaient difficilement aux prescrits des dispositions légales précitées, concrétisée par le paiement de 2 000 Shilling Ougandais à la barrière militaire d’Ozu qu’ils paient avec leurs frères et sœurs et même les parents qui les scolarisent, ces gens sont torturés jusqu’à imposé la mort à leur ami le nommé Kiliyit », s’indigne M. Tali.
« La gestion des dossiers mêmes non infractionnelles comme les dettes, « ali » (argent payé lorsqu’on prend la fille de quelqu’un sans son consentement) et autres », font pour lui, d’autres formes des « tracasseries de plus » dans cette partie du territoire.
« De tout ce qui précède, en tant qu’élu du peuple ayant pris les soins de sensibiliser la population avant et cela conformément aux prescrits de la loi, je préfère tout simplement transféré la demande de la population suffisamment victime de ces actes ignobles au pouvoir public territorial, provincial et national celui de retirer pur et simplement ce bureau de la PNC d’Ozu et la barrière militaire de la même contrée située dans le groupement d’Adja puisque ces agents de l’ordre ont offensé et enfoncé la population dans la misère criante. Il en est de même pour la barrière militaire d’Enveva et de Towu », conclut le député provincial et Maître Moïse Tali Omba dans un ton ferme.
En rappel, tout est parti suite à la réclamation en vain des élèves de la libération d’un des leurs collègues, élève finaliste arrêté pour un présumé viole sur une fille d’un commandant PNC de la place. Ensuite, l’élève Bhaako Okua a été transféré à Adranga dont le dossier de son audition serait vide, rapporte la coordination de la société civile des Zaki.
Jean Chrys Cazuar Enga
