La tracasserie policière refait de nouveau surface à Ingbokolo en chefferie des Kakwa, dans le Territoire d’Aru au Nord-Est de la province de l’Ituri.
Les victimes pointent du doigt accusateur la police de circulation routière. Le dernier cas en date est la tracasserie perpétrée le jeudi 04 mars 2021, vers 16 heures au niveau de la barrière illégale de la PCR d’Ingbokolo, sur la route Ingbokolo- Ariwara.
Un jeune homme de 22 ans qui a transporté un sac des vivres en provenance d’Orinva pour Rogale a été brutalisé par les éléments de la PCR commis à cette barrière. Fils de Agotre et de Odha de village Oribha au groupement d’Abedju en chefferie des Zaki, Atandu Agotre, la victime, se retrouve à ce moment hospitalisé à Ingbokolo avec trois côtes cassées.
En vacances parlementaires, l’honorable Bati Muki Ezéchiel hausse le ton et dénonce énergiquement cet acte indigne.
« Nous sommes au courant de l’acte posé par la PCR, c’est une déception pour nous personnellement, parce que nous avions déjà échangé avec elle sur son comportement », a déclaré l’honorable Bati Muki Ezéchiel à aruinformation.com.
« Ce n’est pas autorisé qu’elle se mette sur les routes ; elle sera conséquente de l’acte qu’elle a posé. Sinon c’est une intention de provocation », a poursuivi cet élu du Territoire d’Aru sur un ton autoritaire.
Quant à la famille de victime, elle a fait le déplacement d’Ingbokolo samedi 06 mars 2021 pour tirer au clair la situation inopinée arrivée à un de ses fils. Elle met la PCR devant ses responsabilités.
« Je demande à la police de circulation routière d’assumer correctement sa mission régalienne, sinon c’est aussi pour moi une déception et un acte de provocation pure et simple », a martelé Onzima Avo, l’oncle paternel de la victime.
Rappelons que c’est le deuxième acte de barbarie orchestré par les agents de l’ordre sur la paisible population. Le plus récent remonte en décembre 2020 au centre de Lundi à une trentaine de kilomètres à l’ouest d’ Ingbokolo où, un militaire FRDC avait aussi rossé un motard parce qu’il avait connu un accident. Voulant l’incarcérer, l’accidenté avait demandé une explication pour la cause de son incarcération. En colère, le militaire FARDC lui a administré des coups jusqu’à son hospitalisation.
Rédaction
