
Dans un message véhiculé sur les réseaux sociaux dont aruinfos.com a une copie, la Fondation Angunizu Manikani Georges, par le biais de son coordonnateur a dressé une liste de points faibles de ce régime exceptionnel qui a enfoncé le territoire d’Aru en Ituri qui vient de totaliser 3 ans. Allant du social, à la sécurité, à l’administration et autres, des années sous l’égide du Commissaire Supérieur Principal Richard Mbambi Kingana qu’elle juge d’inefficace.
Pour Angunizu Manikani Georges, acteur politique et coordonnateur de la fondation qui porte son nom, le bilan de l’état de siège est scandaleux à Aru.
« Sur le pan social, sous état de siège, certains agents de l’état ont vendu le véhicule de forage du territoire d’Aru doté par le gouvernement provincial du gouverneur Bamanisa en territoire d’Aru. Et l’impraticabilité de la route Aru-Ariwara- Kengezi-Base, bien que génératrice des recettes provinciales. Spoliation des espaces verts en cascade par des agents fonciers en complicité avec certaines autorités. Extension de plusieurs entités du territoire d’Aru et nouveaux lotissements sans espaces verts.(parking, arrêts, poubelle publique, terrain de football… )
Pourtant sa mission spéciale, l’état de siège s’est transformé en auteur de l’insécurité.
« Morts, disparitions des détenus et prisonniers suite à la famine. Demander aux plaignants de payer pour les plaintes, sensées être gratuites selon la constitution ».
Cet acteur juge le passage du Gouverneur Militaire comme un manque à gagner.
« Juste après la visite du Gouverneur, l’insécurité s’est installée à Aru avec pour bilan des enlèvements des personnes en cascades, des bandits y règnent. Curieusement, il paraîtrait que les armes à feu disparaissent au commissariat d’Ariwara, sous le commandement du major Jérémie Kweyemba Kwakeyira qui a déclaré dans les antennes d’une radio locale qu’il n’a pas les lieux pour garder les criminels, sans plaignants il les libère toujours ».
Cet officier numéro 1 de la PNC à Zaki, affirme que sans plaignant, transférer un bandit arrêté grâce à la clameur publique en possession d’armes à feu à l’auditorat militaire au tribunal est impossible, affirme notre source, et de poursuivre ; « Payer des amendes exorbitantes pour ensuite libérer les criminels est plus facile ».
« Le dernier cas de criminalité en daté du 06 avril 2024 où un élève du nom de Adriko Tiyo Claude a été retrouvé sans vie, après 14 jours de sa disparition. Aucune réaction des autorités de l’état de siège n’a été enregistré. Leur silence et inaction sousentendrait-il la complicité? Reste à prouver » s’interroge Angunizu Manikani Georges, candidat malheureux aux élections législatives nationales de décembre 2023.
Sur le plan économique, le patron de la Fondation AMG note les tracasseries militaires et policières, caractérisées par des extorsions, rançons de la population grâce aux multiples barrières, amendes exorbitantes, vols, intimidations, etc ».
L’administration n’a pas été épargné des critiques.
« L’administration de l’état de siège est caractérisée par des manipulations des forces vives, des journalistes pour étouffer la liberté d’expression. Surtout la société civile, la FEC, les organisations des jeunes sont plus victimes des intimidations et manipulations de tout genre », a-t-il affirmé.
De ce qui précède la Fondation AMG exige une enquête approfondie afin d’établir led responsabilités des autorités de l’état de siège et civiles impliquées pour que justice soit rendue.
Nos efforts pour joindre l’administrateur du territoire n’ont pas abouti. Aucune source sécuritaire n’a encore confirmée les faits portés contre le Commissaire Supérieur Adjoint, Jérémie Kweyemba.
Rédaction