Norbert Magendo Nyati, président des détenteurs des usines locales et propriétaire de l’entreprise Plan Merveilleux de Dieu, PLAMEDI PMD en sigle, cet homme d’affaires congolais a plaidé auprès des différentes autorités pour la sécurisation des opérateurs économiques et leurs biens. Ariwara est à 45km d’Aru, à la limite avec l’Ouganda, en province de l’Ituri et au nord-est de la République démocratique du Congo.
Mr Magendo, est revenu brièvement sur l’historique que usines à Aru, et a profité de l’occasion pour saluer la mémoire de l’ancien président de la FEC Zaki, Monsieur Ozia Mazio qui était le premier initiateur d’une usine, mais aussi a appelé la population à la prière et à l’unité pour James Kenda Odu, arrêté depuis plus de deux mois, avant d’interpeller les autorités compétentes à la protection des commerçants, a constaté aruinfos.com ce samedi 03 août 2024.
« L’état reste l’état, c’est pourquoi nous demandons à l’état congolais que nous soyons protégés, ainsi que nos avoirs, je crois que l’état aura assez d’argent, parce que nous savons les nombres des taxes que nous payons »
Et d’ajouter « Si nous voyons aujourd’hui la statistique des produits importés, plus de 100 000 cartons qui entrent chez nous à Zaki par mois, et majoritairement par fraude, et viennent étouffés notre commerce. Encore, faites un calcul de 0×36 dollars et son 2%, vous allez vous rendre compte que notre gouvernement est entrain de perdre de l’argent pas moins de 700 000 dollars par mois, seulement à Zaki, et dans plusieurs secteurs commerciaux d’importations par carton, mais pourtant ici nous sommes capables de produire tout ce qui proviennent de l’étranger, sauf que nous n’avons pas le courant et notre protection n’est pas bien assurée », a-t-il regretté.
« Pour nous fabriquants, nous ne nous décourageons pas, parce que nous étions au nombre de 20, mais aujourd’hui nous ne restons qu’au nombre de moins de 6 usines qui fonctionnent, parce que d’autres ce sont découragées suite à la multiplicité des taxes, et la non protection des opérateurs économiques, c’est un manque à gagner pour l’état congolais, pour la main d’œuvre locale, et pour nous mêmes, c’est n’est pas bien parce que ça risque d’occasionner des vols aux quartiers et d’autres anti-valeurs », poursuit-il.
« Ce travail que nous faisons avec d’autres fabricants, c’est n’est pas pour nos familles, mais c’est pour toute la communauté, nous devons appuyer ces activités, et nous en tant qu’opérateurs économiques, nous devons êtres collaborateurs entre nous pour les biens de tous, et nous mêmes, mais aussi en respectant les normes de l’ouverture d’une activité commerciale », exhorte-il.
Avant de conclure « J’ai été partout en RDC, seul à Aru que les gens se battent seuls pour se développer et développer leurs commerces sur tous les plans, ce qui nous retarde aujourd’hui, mais nous n’allons pas baisser les bras, parce que nous croyons aussi aux promesses du chef de l’État, mais aussi à l’accompagnement de l’administrateur policier ».
Le territoire d’Aru fait face à la fraude douanière aux chefferies des Kakwa, Zaki et Aru, une pratique dénoncée par les opérateurs économiques du milieu, qui estiment que cela fragilise leur commerce.
Jean Chrys Cazuar Enga

2 commentaires
J’ai beaucoup d’estime pour cet opérateur économie très brave et qui n’a cessé de défendre la causes de la promotion des entreprises dans le territoire d’Aru. Mais, je ne suis pas d’accord avec la promotion des usines de production de produits alcoolisés et des Sucreries. Voyez seulement comment cela est entrain de transformer négativement notre société. C’est terrible pour l’avenir de la jeunesse! Il n’y a aucune structure qui réglemente (quoi que les textes légaux sont là), ni des structures permanentes qui éduquent notre jeunesse sur les conséquences.
J’invite les entrepreneurs du Territoire d’Aru, TOUS sans exception d’ouvrir les yeux et à revoir leur politique de commerce tout en songeant sur l’avenir de ce territoire qui nous est très précieux. Il y a déjà un problème au sein de la jeunesse, on se plein, alors que nous sommes nous même responsable sans s’en rendre compte. Que nos commerçants et la société civiles y pensent afin de proposer des solutions à court terme, moyen terme et long terme. JE SUIS PRÉOCCUPÉ…
Vraiment