Samedi le 21 septembre 2024, la population de la chefferie des Zaki a été sensibilisée à Ariwara par l’Organisation Non Gouvernementale dénommée Forum des Paysans pour le développement Rural Durable, FOPADRD en sigle.
Ariwara est un centre commercial de la chefferie des Zaki, situé à 45 kilomètres d’Aru, territoire portant le même nom en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
« Parler de développement agricole durable de l’agriculture sans labour, c’est un système qui permet à la population de rester sur leur terrain d’agriculture pour toute la vie, sans que le terrain s’abîme, se dégrade ou s’appauvrit », a laissé attendre le technicien agricole Van T’il Roelof devant une centaine de personnes venues pour la sensibilisation.
Les conséquences d’utiliser la houe et le feu expliqués à la population.
« La population doit comprendre que la houe abîme le sol. Le fait qu’on labour le sol chaque saison, même deux fois profondément et intensément, abîme beaucoup la matière organique dans le sol, ou encore les vitamines dans le sol qu’on exposent au soleil qui les rend vraiment inutile au sol ça veut dire que, le labour en plusieurs reprises est la première cause de l’appauvrissement de sol et la deuxième cause c’est le feu. Si on continue toujours à brûler les matières organiques, les débris de la culture, les forêts, la savane et on labour, ça fait que le terrain devient hautement dégradé ».
La houe et le feu ont plongé la population dans le désespoir.
« À Amanipi là où j’habite, la plus part des terrains ne produisent que de manioc, toutes les autres cultures ne produisent plus parce qu’il y a le problème de la dégradation totale de la terre dans la région, les jeunes et les agriculteurs n’ont plus l’espoir et maintenant beaucoup se plongent à boire seulement de l’alcool, et de faire beaucoup de choses inutiles à la société puisque les mauvaises techniques agricoles ont abîmé la terre, et c’est ce qui a rendu la vie future de jeunes incertaine, presque sans espoir ».
«Cultiver à la houe, au lieu de brûler le sol ou bien les matières organiques, nous utilisons les médicaments du champ qu’on appelle Herbicides qu’on peut trouver dans les boutiques agricoles même à Ariwara, Adi, Ingbokolo, Arua, même partout en Afrique entière. Ces médicaments de champ que nous utilisons aujourd’hui sont bien testés car ils ne sont pas nouveaux puisqu’ils sont utilisés dans le monde entier il y a de cela 50 ans. Ils permettent de se débarrasser des mauvaises herbes sans que vous puissiez les labourer, sans utiliser même le feu et voilà ce qui va vous aider de rester sur le même sol durant toute votre vie », a rassuré l’Hollandais Van Til Roelof, sensibilisateur de l’ONG FOPADRD au micro de aruinfos.com
Venu aussi pour participer à cette sensibilisation de masse, l’opérateur économique Magendo Nyati, détenteur de plusieurs centaines d’hectares pour l’agriculture s’est dit satisfait d’avoir appris plusieurs nouvelles informations sur l’agriculture moderne, adhère d’ors est déjà à l’idée d’utiliser la nouvelle méthode d’herbicides, avant d’appeler ses collègues cultivateurs à utiliser le médicament Herbicides pour protéger pendant longtemps possible les terrains d’agriculture pour leurs champs.
Une sensibilisation rendue possible sous le haut patronage de l’opérateur économique Norbert Magendo Nyati, responsable de l’entreprise Plan Merveilleux de Dieu (PLAMEDI).
Jules BHALOBA

3 commentaires
Bonjour,
Est-ce que vous avez un point focal à Aru?
J’aimerais bien avoir des informations
Apparemment c’est alléchant, mais rappelons nous que ce sont des produits chimiques qui finissent dans la plante que l’homme va consommer, et qui, au file de temps, vont engendrer des troubles chroniques de santé. Donc Pensons au résultat à long terme. Prudence oblige à une utilisation à grand échelle!
Pensons tous à ce que la BAT nous a laissé après la production du tabac avec amendement du sol à base d’engrais chimiques.
Et vous les techniciens agronomes, éclairez la population aussi du grand danger de ces produits chimiques.
Bonjour oui vraiment ce bon, sauf il faut alors des usines pour faire la vente. Je vois souvent ici on fait la culture d’arachide tous nous vendons pour les Ougandais