Quatre filles congolaises dont l’âge varie entre 10 et 13 ans d’une même famille ont été rapatriées par les services de sécurité de l’Ouganda aux autorités du territoire d’Aru en Ituri (RDC), dimanche 11 juin dernier, après être interceptées sur la route Arua-Kampala.
Comment se sont-elles retrouvées en Ouganda ?
Selon le témoignage de ces filles au micro de aruinformation.com, après le décès de leurs parents à Ariwara, elles habitaient avec leur oncle paternel Feni, peu après, l’oncle les a quittées pour une destination inconnue, c’est ainsi que leur tante maternelle qui vit à Arua, ville ougandaise, les a ramenées pour y vivre avec elle depuis deux ans.
Malheureusement, ajoutent-elles, « la tante a suivi son mari à Kisangani, les abandonnant seules, il y a de cela deux semaines »
Ainsi, elles ont décidé d’aller à pied à Kampala, afin de rejoindre leur grand-mère. Sur le chemin, elles avaient été aperçues par un monsieur qui les a amenées à la police pour être retournées ensuite au Congo.
Ayikoru Jemima la plus jeune (10 ans) ancienne écolière de l’école primaire Male ainsi que Ayikoru Manzedhe (11 ans), Alesi Feku (12 ans), Divine Nziru (13 ans) toutes anciennes élèves de L’école primaire Angarakali, dans la cité d’Ariwara en chefferie des Zaki. Elles sont originaires du village Nyayi, chefferie des Zaki, territoire d’Aru et habitent temporairement au domicile de Mme Uwita Nyabongo Joséphine, chef de service des affaires sociales du territoire d’Aru, en attendant que d’autres membres de leur famille soient retrouvés.
Par ailleurs, cette dernière lance un cri de détresse auprès des partenaires humanitaires et hommes de bonne volonté pour une prise en charge, surtout alimentaire de ces filles orphelines et abandonnées, avec une double vulnérabilité.
D’après Isaac Herman, membre du réseau communautaire pour la protection de l’enfant (RECOPE), il se pose encore beaucoup de problèmes liés à la protection de l’enfant avec des cas récurrents enregistrés. Il fait mention au dernier cas de 8 enfants qui ont été kidnappés à Kisangani et retrouvés à Aru, qui étaient, heureusement ensuite rapatriés à Kisangani, ville d’origine, le 28 mars dernier grâce à l’appui financier de l’UNICEF.
Augustin NZIMA EZATI
