L’administrateur du territoire d’Aru en Ituri, a dans une interview répandue sur les réseaux sociaux, menacé d’arrêter tout journaliste qui diffusera les informations sur l’organisation des probables journées villes mortes sur toute l’étendue de cette entité territoriale décentralisée.
Alors que la loi congolaise reconnaît la liberté de presse, mais le commissaire supérieur principal Richard Mbambi, empêche les chevaliers de la plume d’exercer librement leur métier d’informer.
Selon cette autorité territoriale, tout diffuseur d’information liée à la ville morte se verra arrêté, « la radio ou le journaliste qui se permettra de recevoir ou lire le communiqué de journée ville morte sera arrêté », fin de citation.
Une déclaration qui pèse sur les journalistes. Que dit la loi à la cette matière ? Est-ce que la diffusion d’une information liée à l’organisation des journées villes mortes est un délit de presse ? Est-ce que le journaliste doit servir seulement les autorités ?, voilà autant de questions que la rédaction de aruinfos.com se pose.
Le code d’éthique et déontologie du journaliste congolais dans son article premier, garantie la liberté de presse. Nous citons « un bon journaliste doit œuvrer en tout temps en faveur de la liberté dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations, opinions, commentaires et critiques ; cette liberté étant indissociable du droit du public à être informé et émettre librement des opinions ».
Si tel est le cas, la déclaration de l’administrateur du territoire d’Aru vise à contraindre l’accès à l’information, et le droit du public à être informé tout en mettant en cause l’article 23 de la constitution de la République Démocratique du Congo.
Contraindre le journaliste à taire une information, est une violation grave de la liberté de presse, et un attentat contre la démocratie car la presse est dans tout, indépendante et doit jouir de cette dernière et traiter tous les problèmes sans parti pris, tel que garantie par l’article 3 du code d’éthique et déontologie du journaliste congolais.
La diffusion de l’information liée à l’organisation des journées villes mortes serait un délit de presse au cas où le journaliste se lancera dans l’injure, diffamation, médisance, la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge, l’incitation à la haine, ainsi que l’apologie de toute valeur négative dans la pratique quotidienne de son métier, loin de ce qui précède, le journaliste ne doit être inquiété par son acte.
Dans l’article 17 du code d’éthique et déontologie du journaliste congolais, il est garantie le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Au cas où la déclaration de l’administrateur du territoire d’Aru vise à restreindre l’accès à une source d’information, cet article précité a été violé par l’autorité territoriale.
La liberté de presse est garantie par les lois du pays et cette liberté vaut son pesant d’or sur la démocratie. « une bonne communication vaut une bonne démocratie » dit-on.
La presse au Congo a un organe qui statue sur le contenu des médias (conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication) CSAC en sigle. Et puis, le journaliste choisit l’information à diffuser en toute indépendance.
Le journaliste est toujours au milieu du village, il n’est ni du côté des autorités (Pouvoir), ni du côté des forces vives, il est ni partie prenante.
Rédaction
