
Le directeur de la prison centrale d’Aru en Ituri alerte sur la malnutrition, des cas de plusieurs maladies aiguës et plusieurs souffrances dont sont victimes les détenus de cette maison carcérale qui est près de tripler sa capacité d’accueil.
« Construite pour une capacité d’accueil de 75 prisonniers, nous hébergeons aujourd’hui 180 personnes, ce qui ne permet pas une bonne condition de vie. D’abord la prise en charge sanitaire et nutritionnelle et d’autres posent problèmes », a-t-il dit à aruinfos.com.
Revenant sur la situation sanitaire inquiétante, notre source affirme « qu’il y a 180 détenus, mais les soins de santé posent toujours un problème ». On a plus de dix (10) tuberculés, au moins 5 sidéens. Nous avons aussi six (6) mineurs, quatre (4) femmes. Comme on n’a pas un hôpital ou un médecin dans la prison, voyez-vous comment ils sont souffrants »
M. Thuambe affirme que des rapports sont toujours faits.
« Des rapports, on les a toujours faits aux autorités congolaises et aux personnes de bonne volonté, mais la non-assistance reste notre difficulté. Présentement, on ne mange qu’une seule fois, pourtant deux fois au paravent. Vu l’effectif, la ration devient insuffisante, ce qui occasionne la malnutrition malgré le peu d’appuis du gouvernement qu’on nous envoie en francs congolais. Si on change cet argent en shillings ougandais qui est consommé ici, ça diminue l’argent et c’est aussi ça un autre problème ».
Ce dernier a profité de l’occasion pour appeler ceux qui vont quitter la prison centrale à ne plus être des récidivistes de peur de se retourner à la prison.
Pour éviter la prison, il s’est adressé à la population.
« Vous qui êtes à la maison, faites un effort pour éviter la prison en fouillant de commettre des infractions punissables par la loi et vous serez épargné de cette souffrance dont sont victimes nos frères ».
Construit pour accueillir 75 prisonniers, ce centre pénitentiaire d’Aru héberge aujourd’hui 180 personnes. Une situation qui, selon son directeur, occasionne aujourd’hui toutes ses difficultés de vie. Il a par ailleurs appelé les autorités compétentes à désengorger cette prison pour libérer ceux des détenus qui ont commis des faits bénins.
Jean Chrys Cazuar Enga