
Élu comme nouveau président du conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri, samedi 24 juin dernier, Deogratias Bungamuzi Kukwabo n’est pas encore installé officiellement comme le patron de cette structure juvénile après environ un mois et demi.
Selon des sources de aruinformation.com, le processus s’était juste limité à l’organisation des élections et publication des résultats provisoires, proclamant ainsi monsieur Deogratias Bungamuzi Kukwabo président du conseil provincial de la jeunesse iturienne en remplacement de Gentil Kaniki Abhiandroa fin mandat.
Le calendrier signé au nom du gouverneur militaire, par le vice-gouverneur prévoyait, la réception et traitement des recours du 26 au 27 juin, la proclamation des résultats définitifs le 28 juin et l’installation officielle le 29 juin 2023, suivie de la remise et reprise sympathique le même jour, un calendrier qui reste utopique jusqu’à présent.
Aujourd’hui, la jeunesse Iturienne est sacrifiée car rien n’est fait malgré les démarches amorcées par le nouveau comité, des lettres de plaidoyers adressées au gouverneur militaire sollicitant leur installation sont restées sans réponses.
Mais à qui profiterait ce désordre ?
En tout cas, certains jeunes leaders Ituriens interrogés sur ce sujet, pensent que le blocage de l’installation du comité Bungamuzi serait l’œuvre de l’exécutif provincial qui a tout bloqué or, c’est ce dernier qui aurait organisé et financer ces élections.
Une hypothèse confirmée par M. Deogratias Bungamuzi.
« Nous étions élus comme président du conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri, mais jusqu’à présent, nous ne sommes pas encore investis et pour le moment ni l’ancien comité de Gentil Kaniki n’engage le conseil et moins encore le nouveau comité, tout est géré au gouvernorat par la conseillère du gouverneur militaire en charge de la jeunesse », a dit Deogratias Bungamuzi à votre média en ligne.
Retenez que Bungamuzi Kukwabo a été élu à ce poste pour un mandat de trois ans en remplacement de Gentil Kaniki après une longue période de crise couplée par une série de destitution médiatique du comité président.
Héritier RAMAZANI