Les forces vives de l’ituri se sont réunies dans la salle de réunion Bubu Lenga Constant de la FEC mercredi le 11 janvier 2023 à Bunia, chef lieu de la province pour trouver des solutions sur l’insécurité grandissante.
La société civile de l’ituri cite les villages et centres commerciaux qui ont été des cibles des différents miliciens notamment à Mongwalu, Mbidjo, Katoto, Lona, kparnganza, Dhadha, Dzuda, Bb’asa, Drodo, Largu, Jissa et Bulukwa tous en territoire de Djugu et Nzere, centrale soleniama, Boga, Idohu en territoire d’Irumu puis Angal2 en territoire de Mahagi et Mayuano, Biakato en territoire de Mambasa, a fait savoir Dieudonné Lossa Dhekana, son coordonnateur provincial.
Cependant à en croire ce dernier, des lourds bilans ont été enregistrés notamment plus de 720 vaches pillées, 2 camions dont un Actros sur la route Djalasiga, un Fuso à Kparnganza ont été calcinés avec leurs contenus, une dizaine des motos incendiées, plus de 100 personnes y compris des enfants et des personnes de 3ème âge sauvagement massacrées sur l’ensemble de la province de l’Ituri par les miliciens de la CODECO. A nos jours, la circulation sur la RN-27 est devenue presqu’ impossible, il n’y a plus de communication routière entre Largu-Bule-Fataki et entre Largu-Kparnganza-Katoto, s’indigne t-il.
Face à ces difficultés sécuritaires, cette structure citoyenne demande au président de la République de convoquer sans délais une table ronde afin de lever l’État de siège car son électorat en dépend, de déclarer l’Ituri une province sinistrée, et de faciliter la convocation de dialogue inter-Iturien car le moment est venu afin de discuter de sort des congolais de l’ituri, au gouvernement central de dépêcher de toute urgence une aide humanitaire constituée des vivres et non vivres aux victimes des atrocités, de diligenter une enquête indépendante mixte à Largu, Jissa et Bulukwa pour identifier les fauteurs de trouble puis les déférer devant la justice, d’interpeller le commandant du régiment de Masumbuko pour n’avoir pas empêché cet ignoble carnage humain.
Le gouvernement militaire de l’ituri doit faciliter immédiatement l’enterrement des corps en putréfaction à Bulukwa et ses environs, traquer tous les groupes armés récidivistes au processus de paix en ituri, et de déférer devant la justice tous les miliciens qui se sont distingués dans les massacres en imputant organes génitaux depuis Décembre 2017 jusqu’à nos jours, poursuit la même source.
Toutefois d’après M. Dieudonné Lossa, si l’État de siège reste passif face au carnage systématique de l’ituri, il lui est annoncé qu’une période ville morte sera observée du 18 au 20 janvier 2023 en mémoire de toutes les victimes de la province de l’ituri.
Flori DRAJIRO
