Une conférence-débat suivie de la plantation des arbres sous l’initiative du Programme des Nations unies pour le développement en République démocratique du Congo (PNUD/RDC) avec l’appui financier de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), ont caractérisé la commémoration de la Journée mondiale de l’environnement à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele.
Cette 52e journée commémorative a été célébrée sous le thème : « La restauration des terres, la désertification et la résilience à la sécheresse », avec une empreinte significative du PNUD, démontrant son engagement la reboiser la province du Haut-Uele.
Tout a commencé le 4 juin par la conférence-débat organisée par le PNUD en collaboration avec le gouvernement provincial du Haut-Uele à l’amphithéâtre de l’Université de l’Uele à Isiro. Plusieurs sujets ont été développés par des experts environnementalistes en vue de susciter dans la population de la province du Haut-Uele, en général, l’esprit de la préservation de l’environnement.
Le 5 juin, les autorités et la population de la place ont débuté les activités par la marche à pied dans une distance d’environ 5 kilomètres du rond point Lumumba à l’école primaire Matari en ville d’Isiro pour, afin, participer à la cérémonie de plantation de plus de 1000 plantules d’arbres le long du boulevard de l’aéroport de Matari d’Isiro jusqu’au centre-ville dans l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique. Trois types d’arbres ont été plantés, dont l’acacia, le petit flamboyant et le cyprès, de part et d’autre de la route sur un écartement de 2,5 mètres.
En suivant les différentes allocutions des autorités gouvernementales et des partenaires, l’accent a été mis sur la prise de conscience collective en matière de la protection de l’environnement à travers la gestion durable des forêts, gage de la préservation de la vie humaine.
« Le changement climatique n’épargne personne. La Journée mondiale de l’environnement nous offre l’occasion de nous arrêter un peu pour évaluer les actions menées et leurs impacts sur la planète, pour se projeter dans l’avenir à travers un engagement global de lutte contre le changement climatique. Je saisis donc cette occasion pour rappeler qu’il nous est recommandé à toutes et à tous de consacrer du temps et du travail bénévole à la réhabilitation du paysage et des écosystèmes dégradés. Les structures étatiques d’habiletés, en l’occurrence l’administration de la chefferie de Mayogo Mabozo et de la mairie d’Isiro, ont joué un rôle prépondérant dans la coordination du suivi post-plantation pour s’assurer que cet investissement porte fruit. L’utilisation durable des terres vise à atténuer les effets néfastes du changement climatique pour améliorer la qualité de vie des communautés locales, y compris les hommes, les femmes et les jeunes. Je souhaite souligner l’engagement continu de la COIKA à travailler main dans la main avec le gouvernement congolais et nos partenaires internationaux », ont tour à tour lancé l’émissaire du représentant résident du PNUD en RDC et le directeur pays de la COIKA à Aruinfos.com
Représentant le gouverneur sortant de la province du Haut-Uele dans cette cérémonie, le ministre provincial de l’environnement a reconnu les efforts mondiaux et nationaux quant à la préservation de l’environnement, où il en a appelé les fils et filles de l’entité à reconnaître la valeur de l’environnement, qui reste une question universelle et une priorité de la RDC comme pays solution.
« Le Haut-Uele, c’est notre petite planète, notre patrimoine commun. L’arbre que nous plantons aujourd’hui est un geste symbolique, mais qui montre en même temps que nous avons une responsabilité pour nos générations à venir étant donné que la province n’est pas une poubelle, on ne peut pas la changer, on n’a que cette province et cette province qui va nous donner les conditions nécessaires pour aller de l’avant, et donc une responsabilité pour continuer à planter pour notre propre survie et le bien de l’humanité », a ainsi conscientisé.
« J’apprécie cette activité, si nous pouvons nous approprier la culture, éviter le déboisement, l’arbre que nous venons de planter est comme un bébé dont nous devons prendre soin à chaque instant. C’est une journée mémorable, et surtout ce que nous offre aujourd’hui le PIREDD (Programme Intégré de la Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts) dans le Haut-Uele, c’est un souvenir inoubliable, parce que le geste que nous venons de poser aujourd’hui de planter les arbres au profit des générations futures, ça n’a jamais été fait. Nous avons donné un message fort à la génération future, le message de dire que l’arbre c’est la vie, que les arbres que nous venons de planter aujourd’hui, c’est pour la vie, c’est pour l’oxygène, c’est pour les générations futures, en commençant par les jeunes d’aujourd’hui, de prendre soin de cette belle initiative », ont de leur part mobilisé, madame Angélique, directrice de l’école hôte et Ruffin Asemane
L’État congolais et ses partenaires ont renouvelé chacun son engagement à inverser la tendance de la dégradation des terres, à mettre fin à la désertification et à renforcer la résilience à la sécheresse.
Notez que le projet PIREDD-Haut-Uele est financé à la hauteur de 10 millions de dollars américains pour une durée de 6 ans (2021-2026) dans l’objectif d’améliorer la bonne gouvernance des ressources naturelles dans la province du Haut-Uele.
Yesulema Kodrawa Cyrille
