
Le vice président du comité local de développement de la chefferie des kakwa a, dans un échange avec aruinfos.com, le vendredi 22 mars à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’eau, peint un tableau sombre de l’accès en eau potable sur toute l’étendue de l’entité et de centre de négoce d’Ingbokolo en particulier.
Néanmoins, Benedito Botosa Malish salue l’intervention des ONG internationales Feat Africa et Associazione Centro Aiuti Volontari = Association des Centres d’Aide Volontaire (ACAV) dans l’approvisionnement en eau de la population locale.
« Dans notre entité l’accès à l’eau potable est très difficile. Dans notre centre de négoce d’Ingbokolo par exemple, un forage a été fait à Adi par Trocaire, un autre forage a été fait à la chapelle catholique d’Ingbokolo par la caritas malheureusement jusqu’aujourd’hui ces projets n’ont pas réussi donc l’eau ne coule pas au robinet dans ces endroits que je viens de citer. Mais aussi le projet de forage d’eau exécuté par le fonds social, l’année dernière ne fonctionne pas du tout donc vous comprendrez qu’en général la chefferie souffre de manque d’eau potable, l’eau est une denrée rare dans cette entité. Nous sommes en train de chercher comment nous pouvons desservir cette population en eau. Dieu merci, ces derniers jours l’ACAV est en train de forer des puits dans ces villages de notre entité et le feat Africa est en train d’approvisionner la population à filtres, tout ceci dans le but de lutter contre les malades d’origine hydrique» dit-il
Par ailleurs, en sa qualité du vice président de la fédération des entreprises du Congo, structure membre de la société civile, Benedito Botosa Malish a appelé le gouvernement congolais à initier des projets d’adduction d’eau potable en chefferie des kakwa afin de contribuer efficacement dans la lutte contre les maladies d’origine hydrique.
« Nous demandons au gouvernement d’aider sa population pour que celle-ci ait une bonne santé. Les gens deviennent de plus en plus pauvres parce que les membres de famille sont de plus en plus malades et cette situation est à l’origine de la pauvreté dans cette partie de la province de l’Ituri» conclut-il
Patrick ETSEA