
À Ariwara, la journée s’annonce inhabituellement calme. Dès 8 heures de ce jeudi 02 mai 2024, il est clair que le mot d’ordre des leaders locaux des forces vives du territoire d’Aru en Ituri appelant à la grève a été largement suivi. Les rues, d’ordinaire animées, présentent un visage bien différent. Magasins, maisons de commerce, garages et stations-service, les écoles, les universités gardent leurs portes fermées. Un silence pesant s’abat à Ariwara, perturbant le rythme quotidien des habitants.
Selon les forces vives, ces trois jours sans activités s’écrivent dans le cadre de mettre la pression sur les autorités compétentes afin de mettre fin aux kidnapping, meurtres et plusieurs autres faits malheureux que des personnes males intentionnées commettent dans le territoire.
Dans ce décor presque désertique, les écoles n’ont pas échappé à la règle. Portails verrouillées et cours vides témoignent la participation des établissements scolaires à ce mouvement de grève. Les parents et les enseignants, généralement pressés aux abords des établissements, sont absents, ajoutant à l’impression de ville fantôme qui prévaut aujourd’hui à Ariwara.
Cependant, malgré l’apparente paralysie, quelques signes de vie persistent. Quelques taxis motos circulent timidement sur les grandes artères, témoignant de la résilience de certains résidents. Ces conducteurs, bravant la journée ville morte, tentent de maintenir un semblant de normalité, bien que la circulation reste beaucoup plus clairsemée que d’habitude. La ville, bien que sous l’emprise de cette grève, montre que même dans le calme, la vie trouve toujours un chemin, a constaté aruinfos.com
Dans la commune d’Aru, ce mot d’ordre est également respecté par la population. Plus d’informations dans les heures qui suivent.
Il sied de signaler que dans une correspondance de l’autorité territoriale adressée aux forces vives pour une rencontre d’échange ce jeudi à 10 heures, un rendez-vous boycotter par les forces vives, qui ne souhaitent que rencontrer l’administrateur du territoire lundi prochain, jour de dépôt de mémorandum.
Julien ANGOAKO