
Le centre commercial d’Ariwara, situé en chefferie des Zaki, à une quarantaine des kilomètres du chef-lieu du territoire d’Aru, dans la province de l’ituri (RDC), se voit remplir des déchets issus des activités commerciales et ménagères, une situation qui inquiète plusieurs habitants de ce centre de négoce et pointe du doigt certains services.
Le constat est fait après la reprise spontanée de la pluie qui s’abat dans ce dernier temps dans la région.
Après plusieurs témoignages recueillis par aruinfos.com, aucun quartier de ce centre n’est épargné de cette situation, et le pire, c’est le marché central qui regorge plus de 60 % de ces déchets. Dans les rues et avenues, la situation reste la même, des sacs remplis des déchets sont déposés partout.
Pour certaines personnes, ces déchets sont abandonnés pendant la nuit, et même déversés par des chauffeurs des véhicules, une situation qui risque d’augmenter le cas du paludisme et d’autres maladies liées à l’hygiène publique pendant la période pluvieuse qui s’annonce déjà.
Par ailleurs, les habitants décrient la passivité des services étatiques ayant la gestion des déchets et assainissement dans leurs attributions notamment, l’environnement et développement, hygiène et salubrité publique.
« Ariwara n’est plus celui de 2015, ni 2016. Partout c’est des poubelles que nous retrouvons, on ne sait pas ce que nous réserve la saison pluvieuse avec tous ce que nous vivons actuellement, partout c’est des poubelles. S’il pleut, certains endroits deviennent inaccessibles suite aux odeurs dégagées par ces déchets, aux différents marchés, dans les quartiers c’est toujours pareil », a indiqué l’un des habitants qui s’est confié sous l’anonymat.
À lui de poursuivre :
« Nous vivons comme si aucun service étatique n’est dans ce centre, il y-a-t-il un service de l’hygiène ou un service de l’environnement dans ce centre? Puisque nous ne savons pas ce que font ces organes de l’État », s’interroge notre source.
Pour Monsieur Alio Adia Ignace, gestionnaire du marché central d’Ariwara pointe pour sa part, la population locale d’insolence, car un programme dénommé « Ariwara Bopeto » a été instauré par ce dernier au marché et se plaint de manque des moyens nécessaires pour le suivi de ce programme.
« Nous voulons tous attendre de l’État, même pour creuser de la poubelle nous voulons l’intervention de l’État, je regrette énormément la mauvaise volonté que la population affiche envers nous, la propreté d’Ariwara c’est nous tous, nous devons rentrer dans nos consciences car c’est nous même qui sommes à la base de ces déchets. J’en appelle au respect et à la protection de nos proches car c’est notre vie qui est exposée, nous manquons aussi des moyens efficaces pour la mise en œuvre de programme « Ariwara Bopeto »
Rappelons le programme dénommé « Ariwara Bopeto » a été instauré depuis plusieurs années, mais peine a être bien exécuté faute de non suivi par les autorités concernées.
Justin MUNGUTSI
2 commentaires
Au regard, à cette question. Je pense que la population d’ariwara, doit s’organiser et en sachant que l’hygiène qu’on va chaque fois mettre en application sera : 1. Pour protéger sa santé, 2. Prévenir certaines maladies telles que choléra, 3. Diminuer les moustiques dans les différents quartiers.
N.b : pour ressortir face à ses désordres, on va vouloir passer par quartier, comme avenue pour ; sensibiliser la population locale, éducation sur la santé et leurs montre l’intérêt de la santé publique.
Merci.
Que faire pour réduire l’usage des déchets non dégradables et Apprendre aussi à faire le triage de ces déchets pour mieux les gérer. Ce n’est pas aussi compliqué ni impossible et cela favorise une gestion durable de l’environnement. Il faut la volonté de tous…