Emmanuel Aderebho Atadra, défenseur judiciaire a fait une révélation jeudi du 17 avril dernier à Aruinfos.com selon laquelle, la population de la chefferie des Kaliko-Omi en territoire d’Aru, province de l’Ituri (RDC) est confrontée à des arrestations arbitraires et amandes exorbitantes au niveau de la Police Nationale Congolaise (PNC), ceci à la suite de l’ignorance de ses droits fondamentaux.
Ce défenseur judiciaire est revenu sur les grandes lignes de la conférence qu’il a animé la semaine dernière à Nyaguma (un secteur catholique), sur le thème « la problématique de l’ignorance des droits fondamentaux par la population de la chefferie des Kaliko-Omi au profit de la police nationale Congolaise ».
« La population, elle-même ignore la loi, c’est comme ça qu’elle est victime de plusieurs faits. Nous avons parlé des officiers, ce ne sont pas seulement les agents de la police, vous savez dans cette histoire là, il y a à boire et à manger. La police particulièrement aussi n’en maîtrise pas beaucoup d’éléments en droit, c’est comme cela qu’il y a arrestations arbitraires suivi des tortures, nous avons aussi les amandes exorbitantes à ce qui concerne les officiers de la police judiciaire (OPJ) en complicité avec certains commandants », a dénoncé ce défenseur judiciaire.
Par ailleurs, il a indiqué que dans la nomenclature les amandes sont transactionnelles.
« Dans la nomenclature, les amandes sont discutables, pour une population locale comme celle de la chefferie des Kaliko-Omi, là où il n’y rien, la population agro-pastorale qui ne vit que de l’agriculture, vous vous trouvez devant un fait bénin où la loi peut même classé sans suite, mais dans notre entité ces officiers de la police entame l’instruction avec des amandes allant de 800 à 1000 dollars Américains, c’est très déplorable ».
La population appelée à faire recours aux chefs coutumiers.
« Je demande aux agents de la police judiciaire de prendre confiance, et de traiter certaines questions avec patriotisme car il y a des certains compatriotes qui ignorent tellement les lois du pays. Parfois, il y a des cas bénins qui mériteraient une simple orientation. Je demande notamment à la population de la chefferie des Kaliko-Omi d’être en collaboration avec les chefs coutumiers car il y a des ces chefs qui maîtrisent mieux les lois du pays. Il y a des affaires civiles qui ne concernent pas la police, mais celle-ci s’ingère dans le dossier à cause notamment de l’ignorance de la population ».
On retient que ces informations révélées par Emmanuel Aderebho Atadra, défenseur judiciaire sont presque les maux qui rognent l’ensemble de la population du territoire d’Aru, selon certains observateurs rencontrés par Aruinfos.com
Patrick ETSEA
