Les présidents des communautés Enté et Lori ont lancé un appel fort à la paix et à la justice après la tuerie de 16 personnes survenue à Bulé, dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Ce massacre, attribué au groupe armé CODECO, a profondément choqué l’opinion publique locale.
Dans une déclaration conjointe, Mateso Mbutsu, président de la communauté Lori (Lendu), et Me Jean Claude Ngandjole, président de la communauté Enté, ont exprimé leur indignation face à cette violence qui menace les efforts de paix déjà engagés dans la région.
« Nous sommes déjà avancés avec la paix, nous ne voulons pas reculer », a déclaré Mateso Mbutsu.
Appelant la population à la vigilance, Il a également exhorté les habitants à dénoncer toute tentative de manipulation visant à replonger la région dans l’insécurité.
Les deux leaders communautaires ont insisté sur la nécessité de préserver la cohabitation pacifique entre les communautés Hema et Lendu, qui, selon eux, ont déjà franchi des étapes importantes vers la réconciliation.
De son côté, Me Jean Claude Ngandjole a appelé les autorités à agir rapidement afin que les auteurs de ces actes répondent de leurs actes devant la justice.
« La paix est à portée de main, mais elle est menacée par des individus sans scrupules. Nous demandons au gouvernement provincial de faire enquête sur ces massacres et de traduire les responsables en justice. Nous ne voulons plus la guerre, nous avons besoin de la paix », a-t-il déclaré.
Les deux responsables ont également rappelé que le groupe armé CODECO avait précédemment pris des engagements en signant une cessation des hostilités à Aru, tout en déplorant la persistance d’éléments incontrôlés qui continuent de semer la terreur dans certaines zones.
Tout en présentant leurs condoléances aux familles des victimes, ils ont lancé un appel à l’unité et à la solidarité entre les communautés locales afin de barrer la route à la violence et de consolider la paix dans la province de l’Ituri.
Cette prise de position intervient dans un contexte sécuritaire fragile, où les efforts de stabilisation restent confrontés à des défis persistants encore dans cette partie de la province de l’Ituri.
Rédaction
