La cheffe de la division provinciale des infrastructures et travaux publics (ITP) Ituri, madame Bijoux Djamba a été arrêtée jeudi 16 mai de l’année au chef-lieu de la province portant le même nom.
Cette interpellation est rendue possible grâce aux pressions activées par l’acteur politique congolais Luc Malembe Nkuru à la Radio Télévision Sango Malamu (RTS) Bunia au cours de la semaine passée mais aussi après le rapport de l’Inspection Provinciale des Finances (IPPI).
Plusieurs griefs seraient retenus à sa charge dont notamment ; faux en écriture et usage de faux, spoliation du domaine public de l’État, usurpation des fonctions publiques, escroquerie, la vente d’un véhicule de l’État destiné au forage d’eau potable en faveur de la population d’Aru, ainsi que le détournement d’une somme d’environ 400.000 dollars américains issu du bradage de plusieurs terrains de l’État en ville de Bunia.
L’inspection provinciale des finances de l’Ituri l’accuse aussi d’avoir tenté d’entraver la mission de contrôle de son service en refusant de recevoir les inspecteurs des finances en mission de service dans son bureau en manifestant ainsi un manque de courtoisie administrative et des menaces de mort en l’endroit de ces agents.
L’opposant congolais et porte parole de la plate forme Politique Lamuka se félicite de la prise en compte par les autorités judiciaires de ses différentes dénonciations.
« Nous exigeons que la justice soit faite. Elle doit répondre de ses actes, l’état de droit devra être prôné. Il est un grand temps pour que la justice congolaise prouve son indépendance, nous n’avons pas besoin d’une justice de mascarade ».
La communauté de l’Ituri en général et d’Aru en particulier attend une justice indépendante responsable et satisfaisante de la part de l’auditorat militaire de l’Ituri, a poursuivi cet acteur politique.
Contactée, l’accusée Bijoux Djamba détenue au cachot de l’auditorat militaire de l’Ituri, à Bunia nie les faits mis en sa charge et dit-elle « c’est les textes qui vont parlés ».
« Oui, je suis à l’auditorat militaire ici, si vous voulez les informations venez parlé avec l’auditeur militaire, je ne connais rien, c’est les textes qui vont parlés », a-t-elle dit.
John LIKAMBO ANDAMA
