Se souciant de l’arrestation de l’opérateur économique James Kenda Govile Odu, intervenue le 27 Mai 2024, mais aussi de Prince Amati, le coordonnateur de la société civile du territoire d’Aru, Issa Atsidri Traoré réclame la libération sans condition de ce puissant opérateur économique et de l’ingénieur Prince Amati Idringi.
Ces deux originaires du territoire d’Aru, en Ituri, à l’Ést de la République démocratique du Congo, sont détenus depuis plusieurs jours sans procès par les services de sécurité.
Si le caucus des parlementaires de l’Ituri, même après avoir rencontré le VPM de l’intérieur, dit n’être pas au courant des lieux de rétention de ces deux fils d’Aru, la société civile locale s’en inquiète également et exige leurs libérations sans conditions.
« Il y a deux jours, le causus des parlementaires de l’Ituri a officiellement dit qu’il ne connait pas là où nos frères sont détenus. Allez-y comprendre le risque de la vie qu’ils courent, raison pour laquelle nous demandons qu’on établisse d’abord le lieu où ils sont retenus pour qu’on sache comment les aider »
Issa Atsidri évoque la prise en charge suivant la Constitution.
«(…)Depuis déjà près de deux mois, nos frères n’ont jamais vus leurs juges naturels, alors comment nous et vous saurons ce qui leur est reproché ? ».
À Aru, nous avons des hommes forts économiquement qui font la fierté de notre territoire, l’Ituri et la RDC, mais aussi de l’étranger. James Kenda Odu en un exemple. En principe, la fuite de Kenda n’est pas à craindre : comment peut-on arrêter et humilier quelqu’un qui a longtemps servi la République ? Nous exigeons tout simplement sa libération provisoire et le remettre à la justice, parce qu’il ne se reproche de rien, laissant attendre Issa Atsidri Traoré, coordonnateur de la société civile d’Aru.
Pour notre source, l’article 18 de la constitution exige la visite à tout détenu par sa famille et ses proches. Fort malheureusement, c’est selon lui, Kenda et Amati sont interdits d’être visités, regrette-t-il, joint au téléphone par aruinfos.com
Rappelons que depuis l’arrestation de l’ingénieur Prince Amati Idringi, suivi de l’opérateur économique James Kenda Odu, personne ne sait jusqu’à présent les raisons de leurs arrestations, moins encore les lieux de leurs détentions.
À Mahagi et Aru, deux territoires où M. Kenda a beaucoup investi, n’exigent que sa libération sans délai, avant que les actions de grandes avergures ne suivent.
Wait and see, disent les Anglais.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été rendue par les autorités compétentes sur les vraies raisons de leurs arrestations.
Jean Chrys Cazuar Enga
