Le consortium des organisations non gouvernementales regroupant en son sein l’« Association des Jeunes Chrétiens au Congo (AJCC) », les « Actions des Femmes et des Enfants pour le Développement Intégral (AFEDI-RDC) » et les « Femmes des Médias pour la Justice au Congo (FMJC) », a sensibilisé, ce lundi 27 avril 2026, des jeunes du centre de négoce d’Ingbokolo, en chefferie des Kakwa, sur les VBG (Violences Basées sur le Genre).
Au cours de cette séance de sensibilisation, qui a eu lieu à l’église locale CECA 20 Béthanie, au moins une dizaine de jeunes filles et garçons ont répondu à cet appel.
Si le sujet concernant les VBG reste encore un tabou dans la communauté locale, cette tribune d’expression en a fait l’exception, en définissant les VBG, leurs conséquences ainsi que leurs causes.
Dans un entretien accordé à Aruinfos.com au sortir de cette activité de sensibilisation, Monsieur Fiston Famba Nuru, représentant de l’AFEDI, a indiqué que les VBG sont liées à des actions faites à un individu (hommes, femmes, adultes ou enfants) sans son consentement éclairé et/ou à l’inégalité de genre.
D’après lui, la nature féminine est plus victime des VBG et, pour lutter efficacement contre toutes ces formes, il faut former les femmes sur leurs droits.
« Les femmes sont plus marginalisées allant de la violence physique à la violence sexuelle. Mais aussi dans la communauté de la chefferie des kakwa, les violences physiques, économiques et psychologique sont très fréquentes. Pour lutter contre toutes ces formes de violences il faut former les femmes sur leurs droits» a mentionné Fiston Famba Nuru
Il a ensuite évoqué cles diverses causes de ces violences :
« Les causes de ces violations sont la pauvreté et les habitudes de la communauté» a-t-il ajouté
Par ailleurs, il a interpellé les autorités locales à mettre fin au phénomène « soirée », considéré comme l’un des facteurs favorisant les VBG.
Une séance de sensibilisation qui a mis au clair les défis de la lutte contre ces violences basées sur le genre dans la communauté de la chefferie des Kakwa.
Patrick ETSEA
