Face à la recrudescence de cas d’accidents de circulation routière sur l’ensemble du territoire d’Aru en Ituri Adjio Andama Jacques, un acteur social monte au créneau et plaide pour une action ferme et coordonnée des services habilités afin de mettre fin à la circulation des motos depiecées dans cette partie de la République Démocratique du Congo, partageant les frontières avec la République Ougandaise et Sud-Soudanaise.
Dans sa sortie médiatique dont Aruinfos.com a pris part, ce dernier souhaite voir une collaboration étroite entre les services de Transport et Voie de Communication (TRANSVCOM), de la Police de Circulation Routière (PCR) et d’autres services compétents pour traquer les conducteurs de motos ayant volontairement modifié leurs engins, au mépris des normes de sécurité routière.
« Plusieurs motards circulent avec des motos gravement défectueuses après avoir retiré des équipements indispensables à la sécurité. Ils enlèvent le tableau de bord, les clignotants, les deux rétroviseurs, le feu rouge arrière, le phare (headlight) de leurs motos, et aussi il y a d’autres qui modifient le bruit de la moto en enlevant le tuyau d’échappement », regrette-t-il.
Adjio Andama Jacques déplore que ces pratiques deviennent aujourd’hui « une monnaie courante dans la commune rurale d’Aru, des grandes agglomérations comme Ariwara et Ingbokolo, mais aussi d’autres centres et villages, exposant aussi bien les conducteurs des engins roulants que des piétons à de graves dangers ».
Pour lui, ces modifications anarchiques constituent l’une des causes majeures des accidents de circulation routière enregistrés ces derniers temps dans le territoire d’Aru.
Il en appelle ainsi à l’implication directe des autorités locales.
« Le bourgmestre de la commune rurale d’Aru, ensemble avec le TRANSCOM, la PCR et d’autres sont appelés à prendre cette suggestion au sérieux », insiste-t-il, estimant qu’une « réponse ferme permettrait de restaurer l’ordre et la sécurité sur les axes routiers ».
Par ailleurs, M. Adjio interpelle également les responsables des associations de taxi-motos.
« Nous demandons aux chefs des associations de taxi-motos d’Aru, d’Ariwara et d’Igbokolo à sensibiliser leurs membres afin de se conformer strictement aux normes en vigueur », ajoute-t-il à Aruinfos.com, soulignant que « la sensibilisation doit accompagner les contrôles ».
Alors que la circulation devient de plus en plus dense sur l’ensemble du territoire d’Aru après réhabilitation de plusieurs axes routiers, cet appel relance le débat sur la responsabilité collective dans la prévention des accidents et la nécessité d’un contrôle rigoureux des engins motorisés pour protéger des vies humaines.
Cédrick Arnold
