Après les chefferies des Otso et Lu, le député national, Adjio Gidi a communié, samedi 27 juillet 2024, avec la population de la chefferie des Aluru au chef-lieu du groupement des Awuko, entité située au territoire d’Aru dans la province de l’Ituri, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo. Au cours de cette ronde, Adjio Gidi a d’abord restitué ses activités parlementaires, ensuite il s’est servi de l’occasion à écouter les différentes préoccupations de la population de cette partie du territoire.
Parlant de ses activités parlementaires réalisées, cet élu national a notamment fait savoir sa participation à l’installation du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, l’élaboration de son règlement intérieur, l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale, ainsi qu’à l’investiture du gouvernement Judith Suminwa.
Il a, par ailleurs, indiqué avoir mené plusieurs plaidoyers en faveur de la province de l’Ituri en général, et d’Aru en particulier, notamment dans le cadre du dossier lié à l’arrestation de l’opérateur économique James Kenda Odu et de l’ingénieur Prince Amati, travailleur à l’Ogefrem.
De sa part, la population des Lu a saisi l’occasion, afin de présenter plusieurs de ses problèmes, dont la maltraitance causée par la société SOKIMO, en occupant la concession de Kerekere, dont les conséquences ont entraîné des arrestations parmi la population, la tracasserie policière, qui occasionne des amandes exorbitantes attribuées aux civils de cette partie, ainsi que des problèmes liés au développement dont, l’absence des projets de Fonds Social de la République démocratique du Congo, ou le projet de 145 territoires et d’autres projets de développement local.
Cet élu d’Aru, ayant répondu à chacune des préoccupations, a cependant, martelé sur la tracasserie policière.
« Nous avons des informations que les éléments de la Police de Circulation Routière (PCR) font payer le permis de conduire qui n’existe pas, et bien même quand vous avez tous les documents, on vous fait payer quelque chose. Les amandes transactionnelles pour lesquelles, il y a la valeur minimale et maximale, mais la police recours souvent à la valeur maximale, et cela sans négociation, et fait payer à la population les frais de déplacement (makolo ya soldat) et la remise de bulletin qui n’existent nul part dans la nomenclature des taxes en RDC », a fait savoir Adjio Gidi.
De ce fait, Il a tenu à rassurer la population que l’administrateur du territoire d’Aru a été saisi du dossier.
« Heureusement, nous avons soumis toutes ces préoccupations à l’administrateur policier de l’état de siège, nous pensons qu’il en tiendra compte. Nous sommes un pays des droits, la population doit être gérée conformément à la loi, qui d’ailleurs est impersonnelle. On ne peut pas l’appliquer à une catégorie, et pas à autre ».
Il a, par ailleurs, martelé que « Aru est un territoire pacifique et hospitalier qui aime le développement, nous devons militer pour garder ce statut. Nous ne voulons pas entendre parler de kidnapping par ici, braquage, vol en main armé d’autre part, et la criminalité sous toutes ses formes ».
Le député national Adjio Gidi a remercié son électorat pour avoir porté sa confiance à sa modeste personne.
« Je suis venu dire merci à Dieu, et à vous pour le choix que vous avez porté à ma modeste personne. Nous étions 287 candidats pour rivaliser 6 sièges à la députation nationale. À cause de vous, je suis parmi les 6, raison pour laquelle, je ne pouvais pas rester ingrat devant cette réalité. J’adresse à chacun de vous les remerciements, sans oublier ceux qui ont battu campagne pour nous, ainsi que ceux qui nous soutenaient par leurs prières ».
Le nouveau porte-parole de caucus des parlementaires d’Aru a profité de l’occasion pour annoncer une prochaine séance de restitution que les parlementaires organiseront à l’intention de la population d’Aru, a appris aruinfos.com
Léonard NZIKU ANGUAKU
