En vacances parlementaires dans son fief électoral en territoire d’Aru, au nord de l’Ituri, le député provincial et questeur de l’assemblée provinciale, maître Dieudonné Tabani s’est dit très préoccupé de la multiplicité des barrières érigées par les militaires et les éléments de la PCR sur des artères principaux du territoire pour la perception illégale de l’argent.
Une inquiétude exprimée à aruinfos.com ce mardi 20 août 2024.
« Nous avons vécu nous-même cette situation des barrières sur notre passage à travers le territoire d’Aru dans les chefferies des, Kaliko-Omi, Kakwa, Zaki, Nio-Kamule, et nous apprenons que c’est le même cas dans d’autres entités, heureusement que nous allons y arriver. Partout sont les militaires qui ne jouent plus leur rôle régalien celui de la sécurité de la paisible population et leurs biens. Chaque moto et vélo paient 2000 FC voir 3000 FC, et un rapport obligatoire se fait aux autorités chaque fin de la semaine ».
« Nous devons être sérieux dans la gestion de choses. Même la population qui va au deuil, au champ…est obligée de payer cet argent avant de passer. Le territoire d’Aru a un peuple pacifique accueillant qui s’occupe que des activités agricoles et commerciales, mais ces tracasseries deviennent une source de rendre ma population plus pauvre », a-t-il déploré.
« Nous appelons l’autorité territoriale et les autorités compétentes des FARDC et la PCR urgemment à répertorier toutes les barrières de perception sur l’ensemble du territoire d’Aru et de les supprimer. Les militaires commis pour cette salle pratique qui ternit l’image de l’armée congolaise et du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, commandant suprême de cesser avec ce genre de pratique, mais plutôt de respecter leur mission régalienne », a-t-il conclut.
On note par chefferie du territoire d’Aru, pas moins de 20 barrières des militaires et de la Police de Circulation Routière (PCR), selon nos sources qui ont requis l’anonymat. Elle font savoir que chaque point de contrôle de la PCR et les militaires retournent à leurs hiérarchies au moins 450 000 franc congolais, équivalent d’au-moins 600 000 shillings Ougandais.
Isaac ETSONI ONDOA