Des réactions fusent de nouveau de partout face aux récentes situations de l’insécurité dans le Territoire d’Aru au Nord-Est de la province de l’Ituri. Il s’agit entre autres de la découverte vendredi 02 avril 2021 d’une nouvelle tête humaine sans corps à Ariwara et de l’arrestation en chefferie des Kakwa de deux présumés rebelles dont l’un de la Codeco active dans la région de Djugu et l’autre de NAS, un groupe armé du Soudan du Sud.
Pour l’honorable Jean Claude Draza Atsule, cette situation qui s’ajoute aux cas précédents devient inquiétante. C’est pourquoi, il soutient les services de sécurité dans les traques des ennemis de la paix.
« Je déplore cette situation et j’encourage les forces de sécurité, notamment la PNC, les FARDC, les autorités locales à pouvoir se battre pour y mettre fin », a-t-il dit dans des propos recueillis par aruinformation.com.
« Certains individus sont déjà arrêtés. Je crois que la justice fera son travail de sorte que soit découverte la vérité par rapport à ce qui est entrain de vouloir s’organiser sur le sol du Territoire d’Aru », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, l’élu du Territoire d’Aru trouve particulièrement étrange la découverte macabre des têtes humaines sans corps. Il s’en remet aux services compétents qui ont déjà ce dossier en main. Il avance tout de même l’hypothèse que ces têtes humaines sans corps soient ramenées de quelque part pour déstabiliser aussi le Territoire d’Aru.
« Je crois que ces têtes humaines qui sont entrain d’être découvertes ne sont pas de têtes des personnes décédées sur place, sinon les chefs des villages, des groupements ou des chefferies en auraient déjà fait écho dans leur entité. Donc il y a l’hypothèse que ces têtes soient ramenées de quelque part », a-t-il dit.
Face à ce phénomène qu’il qualifie d’une guerre psychologique que l’ennemi est entrain de vouloir mener dans le Territoire d’Aru, il appelle la population à faire confiance aux services de sécurité et à les accompagner.
« J’encourage la population à travers ses forces vives à être vigilante et à dénoncer les cas de l’insécurité pour que les services compétents prennent des dispositions utiles pour pouvoir arrêter la situation qui veut s’organiser dans le Territoire d’Aru », a-t-il insisté.
Rédaction
