Le journaliste Jabes Likambo Âge commémore ce 01 août 2022, ses 20 ans dans la profession, un moment pour lui de rendre grâce à l’Éternel tout en remerciant ses amis du métier pour toutes ses années. Des passages dans plusieurs radios de l’Est de la RDC, il est actuellement journaliste à la RTK Aru et du média en ligne aruinformation.com, tous d’Aru en Ituri.
Joint par votre média, Jabes Likambo raconte le début de son arrivée dans le métier.
« Si la vraie aventure a commencé fin juillet 2002, au reste certes quelques années plutôt le rêve d’être un journaliste présentateur embrasait toujours ma pensée », raconte t-il.
M.Jabes affirme qu’une formation en journalisme l’avait motivé après son bac.
« Cette toute première formation a été en tout cas déjà sans difficulté vu le désir qui brille de facto.
L’idéalisme quand à ce, revenait à la RFI que je suivais déjà religieusement plusieurs années ses éditions matinales et de midi en ondes courtes »
Vingt ans révolus aujourd’hui, c’est un plaisir mixé au chagrin. Les temps après les pluies n’ont pas toujours été aussi beaux, confie le confrère.
Pour qui, son parcours a été un méandre, toute fois très rentable pour son bon épanouissement dans la diversité:
« J’ai œuvré dans plusieurs radios du territoire d’Aru, même au sein d’une télévision installée comme directeur technique et réalisateur en chef et presque aussi dans tous les départements structuraux de gestion comme parfois chef des départements à l’exception de la direction générale.
Je suis témoin et acteur de tout premier référendum en RDC à la source de l’actuelle constitution, ça me rappelle encore une émission et nos journaux dans lesquels des chroniques étaient consacrées à la vulgarisation de chaque article de la matrice de cette loi fondamentale, entre 2004-2005. Et puis j’ai été acteur et témoin de toutes les élections pluralistes organisées depuis l’accord de Sun City. La profession m’a aussi fait côtoyer et interviewer une diversité d’opinions et des personnalités politico- administratives tant nationales que locales, sillonnant presque tous les coins et recoins du territoire », s’est-il réjoui.
A la question de savoir ce qui l’ aura marqué dans la profession ?? Il a fait savoir:
« Deux prestations me marqueront toujours en plus de toutes les autres. D’abord une interview avec l’actuel Sénateur Autsai Asenga Médard, alors vice gouverneur de la province orientale en charge de l’économie à qui j’avais adressé une question au salon d’honneur de l’aérodrome d’Okabia en arrivant de Bunia le jour même que son titulaire M.Lola Kisanga, de triste mémoire, était déjà arrivé à Bunia, chef lieu du district de l’Ituri en provenance d’Aru, mettant un terme à sa mission de restauration de l’autorité de l’état qui avait abouti à la remise de nouveau drapeau adopté par le gouvernement central jusqu’à ce jour. Avant son départ de Aru, M. Lola avait instruit la suspension de la taxe provinciale. L’entretien était autour de ce sujet. L’interview se poursuivant, dans la suite sous insistance vaine d’un général de la police au niveau de district de l’Ituri présent qui me tapoter par derrière avec son bâton de commandement. Pour lui, il fallait tout arrêter car la question était pertinente et perturbante. J’avais tenu le cou jusqu’au résultat », poursuit ce professionnel du micro.
Et de rajouter:
« A cette époque on était d’abord dans l’analogique, c’est-à-dire, enregistreur avec cassettes. Ça fut un grand souvenir de la profession sans omettre la période un peu plus avant à savoir celle du régime FAPC de Général Jérôme Kakwavu Bukande. Encore une autre chose marquante, je me souviens avoir présenté un journal en lingala, très historique pour moi. Un jour après qu’un opérateur économique négociant d’or était assassiné, la tension était tellement vive et les esprits surchauffés à tel point qu’il suffisait de déplacer un mot pour tout tourner en vrai vinaigre. La population s’était déjà exprimée par la justice populaire qui a coûté des vies humaines.
Donc l’actualité évoluait presqu’à chaque instant, nous étions donc ce soir à la rédaction. On a évalué, effectivement le journal parlé n’allait pas être comme d’habitude et le temps pour l’édition en français s’étant déjà écoulé et vu que les éléments du journal étaient en lingala et puis en vue de parvenir à une large diffusion, la rédaction décidait d’annoncer qu’il n’y aura que le journal en lingala, j’en étais le seul présentateur. On s’apprêtait tous pour les derniers réglages. Je reçois le coup de téléphone d’un membre de ma famille pour demander si réellement que je ne voyais pas le danger. J’avais foi et j’ai dit, je vais présenter, pas trop de souci.
Le moment venu c’était chose faite sans casse. Tout a été géré », sourit Jabes Likambo.
« Vingt ans aujourd’hui, je me sens fier avec le secours divin d’avoir servi la partie de l’humanité en sachant que le chemin reste encore long à parcourir. C’est pour cette raison que je m’affiche en portraiture noire blanc », conclut notre confrère.
Pour rappel, Jabes Likambo Age s’évertue aussi dans l’univers de théâtre sous le nom Tendele et de la musique savante au nom de Okele nva, entendez la petite calebasse. Deux d’entre ses autres chansons déjà en consommation à savoir « Ensemble Vide », qui chante le thème foncier et puis « Ada yah », un morceau en dialecte lugbara ti qui revient sur la diversité des divisions et leurs conséquences au sein de la communauté. Il croit que « jusqu’ici Dieu l’a secouru ». 20ans sans blâme et sans avoir comparu une seule fois pour faute professionnelle ou autre dérapage. Aujourd’hui, de plus à plus journaliste et prédicateur par la grâce divine.
Jean Chrys ENGA
