Le chef de service de l’économie nationale en territoire d’Aru a, dans un entretien téléphonique du mercredi 02 octobre 2024 à Aruinfos.com, justifié la mise en place d’une nouvelle structure de prix de vente de viandes par kilogramme suite à l’importation des bêtes de l’Ouganda voisin et de la sur-taxation qui pèse sur les bouchers, dans cette partie de la province de l’Ituri.
Après une négociation avec les bouchers du territoire d’Aru, le prix de vente de viandes de bovins a haussé par kilogramme de 11 600 FC (15 000 shs) à 14 000 FC ou 18 000 shs son équivalent, de caprins de 14 000 FC (18 000 shs) à 14 500 FC (19 000 shs) et de porcins de 11 600 FC (15 000 shs) à 14 000 FC (18 000 shs).
« Le fait est réel, les bouchers du territoire d’Aru s’étaient exprimé dans une lettre qu’ils avaient évoqué la problématique du prix d’achat, pratiquement ici à Aru, il n’y a pas un marché de bétails, ce qui fait que les bouchers partent acheté les bétails en Ouganda, puis cette fois-ci ce n’est pas proche de la frontière, autre problématique, le prix d’achat est trop cher, ça varie entre 1 960 000 FC (2 500 000 shs) à 2 265 200 FC 3 000 000 Shs ougandais alors avec le prix de vente de 11 600 FC (15 000 Shs) ougandais de la fois passée, ces derniers n’ont pas de gain sur le capital », a justifié Frédéric Mbombo.
Et d’ajouter :
« La sur-taxation, l’insécurité, les SCAV, les ETD et les services qui demandent toujours de l’argent auprès de ces bouchers, c’est un peu bizarre pour eux, raison pour laquelle ils ont jugé de revoir à la hausse leur structure de prix ».
« Cette situation est catastrophique, je sais que ça sera mal reçu par la population, mais il faut que celle-ci comprenne que les bouchers sont présentement en difficulté de continuer leur travail. Nous avons notamment évoqué, dans une rencontre avec les bouchers, la proposition d’aller rencontrer les services qui font payer aux bouchers une somme exorbitante. S’il arrive qu’ils ont accepté de baisser le prix de certaines taxes, ça sera un exploit vers le rabais de la tarification actuelle », promet-il.
Rappelons que cette structure de prix est applicable sur toute l’étendue du territoire d’Aru.
Patrick ETSEA

3 commentaires
C’est même pas un étonnement pour la population. Tout est possible dans ce monde. Ils peuvent même aller jusqu’à 100$ le kilo. Rien n’est étonnant. Esi tomeseni.
Aru Territoire Agro-pastorale, on doit encore aller importer les vaches dans le pays voisin. Une honte vraiment
Sans compter le 1kg par abattage qui revient Aux autorités territoriales et communaux