Les professionnels des médias du territoire d’Aru, aux côtés de leurs confrères venus de Watsa et Faradje dans le Haut-Uele, ont célébré ensemble, le dimanche 3 mai 2026, la Journée mondiale de la liberté de la presse, dans un esprit de solidarité et de réflexion collective.
Organisée à l’hôtel Rhino Blanc, au cœur de la commune d’Aru, cette commémoration s’est déroulée sous le thème : « Façonner un avenir en paix : promouvoir la liberté de la presse pour les droits humains, le développement et la sécurité ». Elle a réuni, outre les acteurs des médias, plusieurs autorités politico-administratives, des représentants de la justice ainsi que des membres de la société civile.
Dans son allocution, le président de la sous-section de l’UNPC/Aru, Isaac Etsoni Ondoa, a mis l’accent sur la responsabilité qui incombe aux journalistes dans un contexte aussi sensible. Il a rappelé que la mission première de la presse reste d’éclairer l’opinion, sans complaisance ni manipulation.
« Façonner un avenir en paix n’est pas synonyme de cacher la réalité, mais de mettre la lumière là où l’on voudrait que l’obscurité règne. Notre plume est à la fois outil de construction et de destruction. À nous de l’utiliser pour que l’information soit un pont et non un projectile, car sans une presse libre, rigoureuse et humaine, la paix n’est rien d’autre qu’un coup d’épée dans l’eau », a-t-il souligné.
Les travaux ont été structurés autour de plusieurs thématiques majeures, notamment la liberté de la presse en zone minière dans le Haut-Uele, les contraintes liées à l’exercice du métier en période d’état de siège en Ituri, ainsi que les bases juridiques encadrant la profession journalistique. Autant de sujets qui ont permis aux participants de partager leurs expériences et de mieux cerner les enjeux actuels du secteur.
Présent à cette activité, l’administrateur militaire adjoint du territoire d’Aru, le colonel Robert Mande Bwemba a salué l’engagement des hommes et femmes des médias, tout en les appelant à une collaboration constructive avec les autorités dans le contexte sécuritaire actuel.
« Je suis dans la joie. Nous avons compris le rôle que joue la presse dans la société. Nous avons laissé nos préoccupations pour venir vous accompagner en cette journée qui vous est dédiée. Votre tâche n’est pas facile, les difficultés existent partout, mais je vous encourage. Dans le contexte de l’état de siège, je vous invite à nous accompagner, tout en respectant certaines limites dans l’exercice de votre profession », a déclaré dans les propos recueillis par Aruinfos.com
Au-delà des échanges, cette rencontre aura surtout permis de renforcer les liens entre journalistes de ce deux provinces, tout en réaffirmant leur rôle essentiel dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.
Dans cette partie du pays marquée par plusieurs défis, la presse demeure un acteur incontournable, capable d’influencer les consciences et de contribuer à bâtir un climat de confiance et les journalistes sont appelés à faire de leur plume un instrument de vérité, mais aussi un véritable levier de stabilité pour leurs communautés.
Cédrick Arnold
